Jean Luc Mélanchon Président ?

   Quand je regarde à gauche, je vois le populisme de gauche avec Jean Luc Mélanchon...

   Quand je  regarde à droite, je vois le populisme de droite, avec Marine Le Pen...

Le Centre peut-il nous épargner le désastre politique ? Où se situe Emmanuel Macron et le mouvement En Marche dans tout ça ?

  Notre démocratie française nous offre encore le choix entre deux populismes de gauche et de droite : Jean Luc Mélanchon et Marine Le Pen. Au milieu, on trouve les libéraux comme  Emmanuel Macron et les libéraux conservateurs avec les Républicains, Le Parti socialiste a décroché, je n'imagine pas pour lui de session de rattrapage.

   Le parti républicain est mortellement touché, à moins que les élections européenne le sauve in-extremis. Nous sommes dans un schéma compliqué. La ligne claire mais dure d'Emmanuel Macron ne fait plus l'unanimité. Les Cent Jours sont passés depuis longtemps. Les impatients sont sur le pont et commencent à lui lancer des pierres. Certains le trouvent arrogant, d'autres pensent qu'il fait trop de réformes, lesquelles d'ailleurs sont attendues depuis longtemps. On dit aussi qu'il a fait perdre du pouvoir d'achat, surtout à certains retraités. Les médias ont décrété qu'il était le président des riches. Un très joli titre pour une manchette de la presse populaire. Il favoriserait aussi les entreprises au détriment des retraités et des classes populaires. On dit aussi qu'il est le président des riches, qu'il favoriserait les entreprises, etc...

   Je ne vais pas énumérer toutes les critiques qui commencent à m'agacer. On voit bien que les Français ont oublié que parfois il faut donner du temps au temps avant d'obtenir des résultats. Malgré toutes ces critiques, je ne peux pas, un instant,  imaginer Marine Le Pen ou Jean Luc Mélanchon atteindre la fonction de président de la république. Ils sont tous deux populistes et forts en gueule, leurs talents s'arrête là. Gouverner un pays comme la France demande d'autres compétences que le bla-bla-bla médiatique.

   Jean Luc Mélanchon a montré la semaine dernière qu'il pouvait être aussi casseur. On l'a vu à la télé, aidé par sa garde rapprochée, enfoncer la porte d'entrée de son propre local politique pour faire obstacle à la justice. Là, il a eu tord. Entraver le déroulement de la justice n'est pas banal. Ce n'est pas commun d'essayer de gêner les représentants de la justice, procureur de la république compris, à faire leur travail de recherche de la vérité. Les Français (un récent sondage le prouve) n'aiment pas que l'on cherche à humilier les représentants de la justice. Dire que les magistrats du parquet est entre les mains de l'exécutif ne tient pas. Les magistrats du siège sont, certes, nommés par le gouvernement, mais ils sont encore loin d'être à  sa botte.

   Jean Luc Mélanchon cherche à jouer aux victimes, Marine Le Pen l'a fait dans des circonstances similaires. Ces actes de bravoures sont inutiles et désolants pour la démocratie. Ils me rappellent les années 60 quand les partisans de l'Algérie Française cherchaient à déstabiliser l'Etat.

   Jean Luc Mélanchon aime montrer ses muscles dans l'espace public. Je sais pas si les excès de la semaine dernière l'aideront à gagner la confiance des Français.

   Et quand il proclame : " la république, c'est moi", alors là il prend carrément le costume de guignol !

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