Le réveil des Black-Américan :
Sam Cooke

  Comme vous avez pu le voir, je mets en ce moment de la musique sur le blog. C'est nouveau. J'essaie des nouveautés. Ce n'est pas toujours du meilleur goût. Je n'ose pas visiter les autres blogs qui sont autrement attrayants. Je ne cherche pas à me comparer avec les autres. Je savais en commençant ce blog en 2006 que j'étais hors compétition. Et c'est mieux ainsi. Etre moi-même, me suffit.

 

 

         Je ne devrais pas avoir de visites. C'est déstabilisant. Je vis une vie réglée comme celle d'un prisonnier ou d'un malade. Je me lève à heure régulière, je me mets à ma table de travail, je fais mes trucs, je mange, je fais mes courses. Je regarde par intermittence la télé. Je discute ce que je vois (auto-discussion). Et ainsi de suite. Le lendemain ressemble à la veille. Ce rythme semble me convenir. Comme un batelier sur le Rhin qui empile les mêmes manœuvres aux passages d'écluses ou de ponts.

Quand je reçois ou visite des amis, je ne suis plus le même. Je suis porté par une excitation intense. Comme un enfant, je jour de son anniversaire. Quand la fête se termine, c'est le choc. Je vais me remettre aux rythmes habituels.

Difficile à comprendre. Quand je suis seul, je ne me sens pas seul. Les autres sont toujours là. Jamais très loin avec la presse, les livres, la télé. Comme, je n'ai pas de « proches » comme on dit. Ce sont tous les autres qui ne sont pas très loin. Bonne formule pour se sentir citoyen du monde, ou quelque chose comme ça.

Pourtant les solitaires n'ont pas bonne presse dans notre société, comme dans les séries télévisées. Les synonymes que j'ai trouvé pour « solitaire » sur internet, sont : ermite, reclus, retiré, sauvage, misanthrope, ours ! Je me marre ! la société est restée très infantile. Les enfants qui ne pensent pas survivre à un déménagement et l'absence des copains. Je reviens toujours à mon caravanier qui retourne toujours chaque année sur le même camping, là où il est connu... Nous vivons dans un monde grégaire pour nous protéger, en quelque sorte. On n'est pas loin du communautarisme, avec ses rappels historiques et culturels. Dans cet esprit, je n'aime pas trop ce qu'il se passe en ce moment Place de la Libération au Caire. Les opposants au régime de Moubarak se sentent bien, nombreux qu'ils sont. Le pouvoir vacille et va tomber (est tombé à 17h20, aujourd'hui vendredi).

Le nombre n'a jamais apporté grand chose au niveau moral. Le nombre est un valeur militaire ou tout simplement démographique.

 

 

 

L'EGYPTE ET LA REVOLUTION

Je ne veux pas gâcher la fête. Moubarak a démissionné. A la télévision (18h30 vendredi) on peut voir la foule tassée est en train de célébrer sa victoire. Depuis le début des évènements, je suis réservé sur les suites de ce mouvement. Ils sont content pour l'instant c'est le principal.

L'armée égyptienne est restée en retrait par rapport au politique. Elle a bien fait. Devant ces millions de mécontents, que pouvait-elle faire ? Maintenant, nous allons voir comment un grand pays comme l'Egypte gère le pouvoir.

L'Egypte nous a fait, en partie, oublier la situation en Côte d'Ivoire où les deux présidents du pays se font toujours face. Une jolie farce ubuesque.

 

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