Blog du 25/08/12.   Le temps s'est rafraîchi avec les orages. J'ai ouvert ma fenêtre pour observer le premier orage. Ca n'a pas arrêté pendant 10 minutes. Toutes ces fusées éclairantes comme un jour de 14 juillet. Une avalanche de fusées. Magnifique.

     Hier, J'ai rendu mon emplacement de parking souterrain. Cela fera une économie de 30 € par mois. La vente de ma voiture me fait économiser, au bas mot : 90 € par mois. De quoi prévoir un voyage supplémentaire par an. Sans augmentation de recettes, je réduis les dépenses. C'est ce que certains pays d'Europe devraient faire pour réduire leur dette souveraine. Si j'ai bien entendu les infos, les touristes ont aussi limité leur budget vacances cet été. Au grand dam des commerçants à la recherche de clients dépensiers.  Pour eux le temps des vaches grasses est révolu. Fini le temps où ils gagnaient en quatre mois de quoi vivre toute l'année.

     Demain, à 0h00, mon blog devrait être prêt. Je tiens toujours à qu'il soit prêt à l'heure. Je garde cette habitude du Journal Le Monde quand je vendais le journal. Je le prenais dans les locaux de fabrication. J'y étais à 13h15, à l'heure du départ des rotatives. J'aimais être là juste avant leur démarrage. Il faisait silence. Nous étions quand même une vingtaine de personnes à attendre. Puis, les deux rotatives démarraient dans un bruit du tonnerre. Les ouvriers imprimeurs avaient chaussés leur casque an-bruit. Il leur arrivait de sortir un journal de la chaîne pour chercher les erreurs d'imprimerie et procéder à quelque ultime réglage. 

    Moi aussi, j'ai de temps en temps un bug qui m'empêche de sortir ma page du samedi. Ca c'est vraiment méchant parce que je ne suis pas compétent pour rattraper les erreurs informatique. Je ne voudrais tout de même pas revenir à la machine à écrire avec le rouleau encreur et les papiers carbone.

     Ceci étant dit, j'ai appris la semaine dernière, par la bouche d'une psychanalyste (dont j'ai déjà oublié le nom) que les blogueurs, comme les accros aux courriels ou aux SMS, sont des écrivants, ils sont en quelque sorte une nouvelle race de personnes qui écrivent. Les nouvelles technologies de communication produisent de nouveaux écrivants. C'est vrai que l'écriture trouve une nouvelle déclinaison avec l'écriture numérique. Une nouvelle ère. Certains gouvernants s'inquiète de cette nouvelle liberté. Un blogueur égyptien a eu beaucoup d'ennuis pour avoir critiqué le régime politique.

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     Vendredi 24 Août 2012. Enfin la chaleur recule. Je me sens mieux. C'est toujours difficile de mesurer l'impact qu'à  la météo sur les comportements. Depuis qu'il fait moins chaud, je pédale mieux sur mon vélo. Tous les jours je vais à l'aéroport voir les avions et mesurer l'ambiance dans la salle des départs. Dans le hall des Arrivées, on ne voit rien de bien intéressant. Les voyageurs ne traînent pas dans le hall. Ils sont souvent attendus et disparaissent vite dans la rue. La salle des départs est plus intéressante. Elle est vivante, pleines de baisers et d'excitation avant l'absence prévue  du voyageur. Un dernier mot, un dernier regard, avant l'embarquement et le départ de l'avion. Le moment soupçonneux où on redoute l'accident.

    Avec ma bière et mon sandwich sous plastique, je me faufile au milieu de ces gens pour gagner la terrasse où je pourrai m'asseoir dans un coin tranquille d'où j'observerai les décollages et atterrissages des avions. Une fois mon pique-nique terminé, je reprends mon vélo pour rentrer à la maison. J'aime bien cette promenade à bicyclette. Seulement quelques minutes qui me donnent l'impression d'être en voyage.

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    Jeudi 23 Août 2012. J'ai revu une partie de  l'émission de François Busnel sur les écrivains américains contemporains qu'il a rencontré au cours de son voyage dans l'Ouest américain en 2011 (I think). C'est encore Jim Harrisson qui me séduit le plus. Je ne me souviens pas avoir lu un livre de lui, mais j'aime sa tronche d'aventurier. Un gabarit de l'homme qui me séduit. Il correspond à l'écrivain américain capable d'affronter les Indiens, les serpents, les policiers voyous. Ernest Hemingway et Norman Mailer sont de cette taille.

      En France, on ne connaît pas bien ce genre d'écrivains qui racontent l'histoire de leur vie et aussi l'histoire de l'Amérique. Giono est peut-être de ces auteurs, mais il n'était pas aventurier. Jim Harrisson (74 ans) a perdu une bonne partie de ses dents, il aveugle d'un œil suite à un accident d'enfance et l'autre est à moitié fermé. Il a constamment un cigarette à la main, qu'il tient d'une main tremblante. Il porte les stigmates d'une homme qui a vécu.

 

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