C'était dans l'Arizona, les vendeuses étaient sympa, elles m'ont pris en photo coiffé avec un de leurs Stetson. Je n'ai pas une tête à chapeaux de cow-boy, pour la petite vendeuse ç a lui allait bien.

C'était dans l'Arizona, les vendeuses étaient sympa, elles m'ont pris en photo coiffé avec un de leurs Stetson. Je n'ai pas une tête à chapeaux de cow-boy, pour la petite vendeuse ç a lui allait bien.

Albert Camus, l' Étranger.

Je viens de relire l’Étranger de Camus. Une mort injustifiée. Badinter aurait dit que toutes les peines de mort sont injustifiées. Meursault n’était pas dans son état normal avec le soleil qui lui tapait sur la tête. Et puis, il était un jeune homme étrange. Il ne prenait jamais de décision. Le bien et le mal n’existent pas pour lui. On pourrait dire qu’il était neutre. Cette étrangeté lui a retiré les circonstances atténuantes. Seul est resté le meurtre, les cinq balles tirées à dix mètres. Aux Assises, on cherche les causes, les pourquoi et les comment. Avec Meursault, il n’y avait rien. On se demande pourquoi il a tué cet arabe qu’il ne connaissait pas. C’est peut-être ça qui a fait le plus peur aux jurés, quelqu’un qui tue sans raison.

L'absurde, c'est toujours ce qui marche le mieux en littérature, comme la vérité est impénétrable.

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Le pape.

Les croyants catholiques voient de leurs yeux le représentant de Dieu sur terre. Un catholique ne le dirait peut-être pas dans ces termes, mais je ne suis pas catholique, alors, peu importe. Les chaînes de télévision n'ont qu'un sujet à développer depuis hier : le Pape. Pour sortir de ces images répétitives, je suis allé sur Al Jazeera pour échapper à l'événement. Les Français veulent encore croire en quelque chose. Ils sont déçus par la politique, alors pourquoi pas Dieu ?

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A bout de souffle de Richard Linklater.

Il y a quelques années Richard Linklater a décidé de faire un film explicatif sur A bout de souffle de Jean Luc Godard. Il s'est tout simplement fictivement invité sur le plateau pendant le tournage et le montage du film. Pour certains spectateurs c'était utile pour comprendre comment Godard travaillait. C'est vrai, en 1959, quand il a tourné le film, il a cassé les codes, à la grande surprise de tous, techniciens, acteurs, et surtout le producteur, George de Beauregard. Une belle affaire ce film a raporté beaucoup d'argent et a donné le champ libre à la Nouvelle Vague et à moderniser les pratiques du cinéma.  J'aime bien les cassures dans le film de Godard qui sont bien reprises dans celui de Linklater. Une belle soirée encore.

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