Funérailles d'un Préfet de Région.

Cette interprétation se rapproche le mieux de celle qui nous a été délivrée en l'Eglise Saint Matthieu de Drusenhein an Alsace. à la cérémonie des funérailles de Cyrille Schott.

Voilà. Je suis rentré d’Alsace. Cyrille Schott a eu ses funérailles conformes à son statut de Préfet de région et son profond engagement pour la République et sa famille. Avec d’autres, il m’a aidé à me reconstruire. En l’absence de famille, j’ai trouvé chez Cyrille des valeurs qui m’ont bien aidé à identifier la route à suivre. Il n’a pas été le seul, mais le sens de l’État, c’est lui. Je n’ai pas oublié.

La cérémonie a été réussie. La messe a été dite par un Évêque, un évêque… J’ai été impressionné. Les personnalités locales et sociétales étaient présentes. Ses enfants et sa sœur ont pris la parole pour exprimer avec émotions leur gratitude pour Cyrille. Les personnalités officielles ont chacune pris la parole pour remercier le défunt pour ses engagements publics.

Une chorale a interprété des chants religieux et un trompettiste nous a donné un superbe Ave Maria et une Marseillaise. C’était très bien. L’Ave Maria m’a troublé, je ne m’y attendais pas. La musique peut provoquer des larmes et la chair de poule.

Le pot du souvenir organisé dans une salle de réception de la commune m’a permis d’échanger avec Marie José, l’épouse divorcée de Cyrille, mère de ses enfants et sa compagne, Anne-Marie. J’ai embrassé les enfants, Arnaud, Céline et Amandine, que je n’avais pas vus depuis longtemps, des adultes maintenant.

Plus tard, j’ai rencontré la famille de Daniel Haus, d’abord sa sœur, Jocelyne, qui nous a préparé un festin autour d’une choucroute aux poissons. J’ai fait une autre visite chez le frère de Daniel, Jean-Claude et son épouse Evelyne qui vivent à quelques kilomètres de Strasbourg. Chez eux, j’ai été exposé à l’épreuve du feu, parler de mon livre Le journal d’un naufragé, une épreuve éprouvante que de parler de ma vie chaotique. Je l’ai vécue, je l’ai décrite, je dois m’habituer à en parler.

Voilà les nouvelles du front. De dures nouvelles mais aussi de bonnes : Un homme de qualité qui décède  après une belle vie, et d’autres personnes rencontrées à l’occasion des funérailles qui honorent la vie par leur engagement social.

C'est beau la vie !

 

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