Fresque de Thaïlande. L'art dans la rue, sans peur et sans reproche.

Fresque de Thaïlande. L'art dans la rue, sans peur et sans reproche.

    Hier, c'était mon retour. Un peu assommé après 10 jours de visites, de retrouvailles, de journées à la campagne, de repas aux restaurants et en famille.  J'ai revu Paris de mes jeunes années. Côté propreté dans le métro, ça s'améliore. Les couloirs du métro ont cessé d'être transformés en urinoirs publics. Les lieux de dévidoirs publics avaient été retirés dans les années 60 et jamais remplacés. Les services de l'hygiène de la ville de Paris ont mis 50 ans pour installer de vraies toilettes dans les rues. Naïveté ou insolence envers le public ? Le résultats n'ont pas tardé à se faire connaître.

    Sinon, le centre de Paris avec ses monuments et ses hôtels particuliers ont retrouvé leur look d'antan. Les maison des riches et des aristocrates nous enchantent, les maisons des pauvres ont disparu. Les grands magasins attirent toujours beaucoup de monde, comme au Bonheur des Dames de Emile Zola du siècle passé. Les décorations de Noël excitent l'imaginaire des enfants qui se collent aux vitrines.

      Jeudi dernier, j'ai été invité dans un vrai restaurant italien tenu par le petit-fils de mon ancienne patronne de la Résidence Mont Thabor situé Rue Cambon, pas très loin de la boutique de Coco Chanel. J'étais gardien de nuit dans ce petit hôtel discret dans les années 70. La clientèle était composée de professionnels de la mode et des boutiques de luxe du quartier. J'occupais un emploi de gardien de nuit. J'avais été embauché parce je parlais anglais. L'air de rien, la connaissance de l'anglais m'a beaucoup aidé dans ma vie professionnelle. Je travaillais de 18 heures à 9 heures du matin. Je faisais surtout acte de présence pour répondre aux imprévus : téléphone et perte de clés, etc. J'étais rarement dérangé. Je pouvais faire ma popote dans la petite cuisine. J'avais du temps libre pour écrire n'importe quoi sur la machine à écrire de l'hôtel. Je faisais ce que j'appelais de l'écriture automatique selon André Breton. J'avais appris à taper à la machine en 1969 à la fac de Vincennes. Je ne relisais jamais ce que j'écrivais. Les écrits partaient systématiquement à la corbeille. Normalement, je m'arrange toujours pour visiter mon ancienne patronne, maintenant âgée de 98 ans dans sa maison de retraite.  Son état de santé ne permettait pas une visite cette fois-ci. 

   A chacune de mes visites à Paris, je trouve la ville différente, des lignes de métro sont nouvelles ou maintenant automatisées. La signalisation dans les rames est plus performante. Les rues sont moins bruyantes et plus propres. Les automobilistes plus calmes. Les coups de klaxon sont devenus rares. Les vélos et les trottinettes électriques sont nombreux et circulent un peu partout sur les chaussées et les trottoirs. Un peu angoissant tout de même. Se faire percuter par une trottinette et c'est l'hôpital. 

Mon séjour parisien a été une belle récréation dans ma vie de retraité. J'ai revu mes amis qui m'ont chaleureusement accueilli. C'était aussi merveilleux de les retrouver, sachant aussi que ce plaisir, à nos âges,  est éphémère.

 

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