Le thermomètre affiche 22 degrés ce matin, l'atmosphère est plus respirable. Je ne sais pas pourquoi je parle d'atmosphère, peut-être parce que j'ai visionné hier un tourné aux Philippines où il fait chaud,  mais qui est sensé se passer au Vietnam/Cambodge : c'est Apocalypse Now. Je voulais revoir ce film (de 1979) parce qu'en début de semaine, j'ai croisé un type qui mettait des livres dans une boîte à livres de Cannes la Bocca. J'ai engagé la conversation parce qu'il déposait un livre sur les lagons de l'Océanie.  J'ai dit quelque chose sur la Polynésie, et nous avons parlé pendant presque un heure sur les pays où nous étions allés et sur les hélicoptères.

[Pendant tout ce temps, il avait laissé tourner le moteur de sa voiture. Je lui ai fait la remarque, il n'a pas entendu. le gaspillage du carburant ne semblait pas le gêner.]

   Nous avons parlé voyages, Asie, Amérique et Angleterre où il a aussi habité. Ce monsieur, jeune retraité de 65 ans,  m'a séduit.  Il était dans une forme physique exceptionnelle pour son âge. Il m'a dit être pilote d'hélico, d'abord à l'armée de terre (ALAT) où il a été formé,  puis dans le civil. Il aime piloter et en a parlé avec passion, surtout en Afrique où il a essuyé des tirs. Apparemment cela ne l'a pas traumatisé plus que ça.  J'étais aux anges, je rencontrais une homme d'action qui avait fait toute sa carrière dans les hélicos. Je lui ai parlé de ma fascination pour les hélicos, le bruit que font les pales d'hélicos américains. Et j'ai parlé du film culte de Francis Ford Coppola : Apocalypse Now et cette fabuleuse attaque en formation des hélicos UH1 Huey. Bien sûr, ces images sont dérangeantes par rapport à la guerre du Vietnam, je parle seulement ici de la composition : mise en scène et musique de Wagner de cette partie du film.

   Ce pilote à 65 ans n'est plus autorisé à transporter des passagers, mais peut prendre les commandes d'un hélico d'une catégorie ancienne d'hélicos dont il a l'habilitation. Les jeunes pilotes prennent en charge des hélicos récents. Cela fonctionne un peu comme pour les avions. Cette conversation m'a donné envie de revoir Apocalypse Now.

   J'ai regardé aussi, sur internet, les conditions de tournage du film.  Coppola, Sheen, ainsi que le monteur en chef, ont subit les contre-coups de la fabrication de ce film exceptionnel. Ils sont tous devenus (temporairement)  à moitié cinglés. Marlon Brando, aussi, n'était pas en était pour tenir son rôle dans le film, surpoids et drogue. Françoise Sagan, présidente du jury, ne voulait pas de ce film. Elle a fini par claquer là porte. Après discussions et discussions, le film a finalement obtenu la Palme d'Or, partagée avec Le Tambour de Schlöndorff.

Le commerce en supermarché.

    Une nouvelle fois j'ai été maltraité dans un supermarché. Quand je compare les supermarchés français et les américains, j'ai mal au ventre.

   Hier j'ai acheté deux articles dans un supermarché de Cannes (pas vraiment de différence d'un établissement à un autre). L'un d'eux était  "une boule de pain bio de 500g, à 1,60€.  Le présentoir était clair sur l'emballage du pain également. Je me présente à la caisse. L'employé scanne le pain, le prix sort à 1,66€. Je signale l'anomalie à la caisse qui a l'air surprise, ne dit rien, ne me regarde pas et se lève pour vérifier dans le rayon. Elle revient, pas un mot, pas un regard et surtout pas une excuse, pas une parole et corrige le prix pour le mettre à 1,60€. 

   Voilà ce que je déteste dans notre beau pays. C'est typique. Les caissières n'ont pas été formées au minimum de correction face à la clientèle. Bien sûr, tout de suite on va dire "les pauvres, elles font un sale boulot, elles sont mal payée,etc.."Ceci n'explique rien du tout. J'ai fait mes courses dans différents pays, y compris les Etats-Unis où le personnel s'excuserait tout naturellement avec le sourire dans un cas pareil. Les responsables de supermarchés français ne font aucun effort de formation auprès du personnel pour qu'ils sont agréable auprès de la clientèle. Aux caisses, on nous remet notre monnaie maladroitement, le ticket de caisse n'est pas remis mais balancé sur le dévidoir de la caisse, à nous de l'attraper au vol. Dans les rayon nous sommes (toujours à la limite) d'être bousculé par  le personnel qui charge les rayons. Ce n'est pas comparable avec les supermarchés américains. Et aux Etats-Unis le personnel vous parle et vous voit (parce qu'il vous regarde).

   C'est culturel évidemment. Dans les pays anglo-saxons, c'est pareil, Nouvelle Zélande, GB inclus. Il y a bien sûr quelques exceptions en France. Ce sont les magasins de luxe et les boutiques. J'ai un ami qui achète son alimentation dans des magasins de proximité (qui sont bien plus cher que les supermarchés), quand je l'accompagne je vois bien que le personnel est "aux petits soins" pour lui être agréable. Ca aussi c'est culturel. Le meilleur exemple que l'on pourrait donner, ce sont les hôtels. L'accueil de l'hôtel le moins cher avec le 4 ou5 étoiles où le personnel fait l'objet d'une formation stricte. On sort donc, là, de la culture d'une nation pour entrer dans la culture d'entreprise. On forme le personnel à travailler pour le client parce qu'il paye cher. En France quand on a de l'argent on est correctement servi. Aux Etats-Unis, tout le monde à droit à un minimum d'accueil et de respect dans les supermarchés. C'est pas toujours agréable à reconnaître.

 

L'attaque des hélicos UH1 Huey dans Apocalypse Now.

L'attaque des hélicos UH1 Huey dans Apocalypse Now.

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