L'hôpital pour les yeux.

   J'ai été reçu hier à l'hôpital du Mans pour une visite de contrôle suite à ma séance de laser sur mon œil droit. Je voyais mal de mon œil droit depuis quelques temps. Un léger brouillard rendait la vision difficile. Le rayon laser a fait un travail remarquable. J'ai retrouvé la vue. L'homme a remplacé Jésus Christ pour faire des miracles.

   La salle d'attente était pleine de malades des yeux. Nous étions tous avec nos masques chirurgicaux sur le nez et  la bouche pour nous préserver de l'épidémie convid-19. J'aurais bien aimé échanger quelques mots avec un patient. Comparer nos maladies. L'heure était mal choisie pour une conversation légère entre personnes qui ne se connaissent pas. Nous étions en attente d'une consultation avec le médecin-magicien, le guérisseur des corps qui souffrent.

   Tout s'est bien passé, mon œil droit a retrouvé une nouvelle jeunesse pour quelques temps encore, comme je l'espère. 

   Je prévois me rendre en Baie de Somme, pas pour voir les phoques, mais pour visiter un ami peintre à ses heures qui ne souhaite pas rencontrer d'autres peintres amateurs comme lui. Je trouve cela idiot, mais c'est ce qu'il a décidé.

   Je serai de retour mercredi prochain. Les quelques jours qui suivront seront assez compliqués parce je reçois une amie avec ses deux enfants adolescents. Ils comptent bien visiter la région. Je serai un mauvais guide touristique. C'est sûr. Je prévois des journées compliquées.

J'espère que, vous-mêmes, vous passer des jours tranquilles et agréables à l'ombre des cerisiers en fleurs. (désolé, les cerisiers ne sont plus en fleurs depuis longtemps mais ils ont certainement conservés leurs feuilles.

Dimanche 19 juillet 2020.

   Je suis maintenant à Villers sur Authie dans la Baie de Somme. Quand j'habitais dans ce petit village de 400 habitants, La Baie de Somme n'était pas nommée comme elle l'est aujourd'hui. Quand on est écolo, on passe ses vacances en Baie de Somme pour voir les oiseaux et les phoques. C'est tendance. Il faut dire que ce coin de France est vert, ce sont des marais. Il n'est pas dit que les nombreuses maisons construites dans ces marais ne soient pas inondées. La petite rivière qui coule à côté de l'endroit où j'habitais, monte ou descend en fonction des marées. Dans quelques années avec les problèmes de climats beaucoup de ces petites maisons seront sous l'eau. Seuls les optimistes invétérés pensent le contraire. Ils ont le droit de se tromper.

   L'été, ne nombreux touristes amateurs de la vie au grand air, s'installent dans les camping pour y stationner le camping-car ou louer un mobile-home. Les tentes ont perdu de leur actualité. Les sont plus riches que dans les années 60 et sont habitués à plus de confort. C'est bien ces visiteurs d'ailleurs. L'hiver est triste dans la Baie de Somme. Une fois les touristes absents, les commerces ferment. Le calme, la tristesse, s'installent pour les mois d'hiver. 

Mardi 21 Juillet 2020 à Villers sur Authie.

   J'ai revu à la télé Mulholland Drive de David Lynch.  Ce film me fascine toujours autant.  Je sais que je ne comprends rien au film. Peu importe, j'essaie de saisir ce que David Lynch a voulu dire. Une intrigue puissante portée par deux jolies femmes qui  vous donnent envie d'aller plus loin dans la recherche d'une explication complète. Pourtant, l'autre soir, au 2/3 du film, j'ai fermé la télé. J'ai abandonné. J'était perdu. Je recommencerai, ma fascination pour Mulholland Drive reste intacte.

   Je rentre à la Mauves aujourd'hui pour préparer la visite de ma filleul et de ses deux enfants. Il y a quelques jours, j'étais heureux de les recevoir pour passer quelques jours en leur compagnie. Ce matin, je m'inquiète pour le virus  covid-19. J'ai peur d'attraper le virus en faisant du tourisme, en présence de deux adolescents  de 13 ans et  16 ans. A cet âge-là, on est peu regardant sur les mesures de protection essentielles, qui sont lourdes,  contre le virus. C'est difficile d'être "sur eux" pour les contraindre à les appliquer. 

Je ne tiens pas, bêtement, à attraper le virus qui pourrait m'être fatal. Je souhaiterais, si possible,  vivre encore quelques années.

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