Je ne m'imaginais pas que la météo pouvait être le sujet du jour dans les médias. Le mauvais temps (la chaleur) fait en effet les titres des journaux. Les relations tendues Iran/Usa, les gilets jaunes, le bac avec sa grève des remises des copies. 

    Les météorologues  sont au taquet, ils scrutent la haute atmosphère à la recherche de l'air très chaud en provenance du Sahara.  La question qui leur est toujours posée est celle-ci : la canicule a-t-elle un lien avec le réchauffement de la planète. La réponse est toujours la même : "il est vraisemblable qu'elle le soit. Une mauvaise nouvelle pour l'humanité et pour les pays riches qui produisent le plus le CO². Nous allons devoir nous serrer la ceinture si nous voulons sauver la planète. Le problème est si grave qu'on ne parvient pas vraiment à l'imaginer.

  Et ce sont les jeunes qui sont les premiers à nous alerter sur les conséquences du changement climatique, comme  cette jeune Suédoise, Greta Thunberg qui est invitée partout dans le monde pour donner la bonne parole.

  J'ose espérer que l'Europe et Emmanuel Macron  s'attaqueront plus sérieusement au réchauffement climatique, avant qu'il ne soit trop tard.

 

Rodriguez a longtemps été méconnu en Europe et aux Etats-Unis. Il fait maintenant le buzz. Sa musique est proche de celle de Bob Dylan.

   Connaissez-vous Saint Benoît sur Loire ? Cette petite ville n'est qu'à quelques kilomètres d'Orléans. elle vaut un détour : vous y trouverez une jolie abbaye du Moyen Age. A côté, il y a la Loire. Le poète Max Jacob a séjourné à Saint Benoît et y est enterré.

   J'ai une amie qui habite en bordure de la Loire, sa maison est située en bordure du fleuve, aucun passage de voitures, quelques bateaux se hasardent sur la Loire. Un endroit de rêve pour le repos et la mélancolie... Je viens d'y passer quelques jours, j'ai failli y rester. C'est le calme absolu propice à la lecture et la méditation.

 

Une vue du port et un aperçu de l'intérieur de la maison où j'ai séjourné, elle est pleine de livres et de d'oeuvres d'art. Impressionnant.

Mardi 6 août 2019.

Visite d'une amie en Ecosse.

   Je me suis réveillé de la sieste à 15H40. Les volets étaient fermés et j'ai confondu le jour avec la nuit. Pendant 20 minutes, je croyais que c'était la nuit. Je me félicitais d'avoir dormi tout ce temps sans être allé aux toilettes ! J'ai entendu quelqu'un tourner sa clé dans la serrure, cela m'a surpris. Les gens ne sortent pas la nuit habituellement. Je me suis régalé d'une poire. J'ai appuyé sur un interrupteur pour ouvrir un volet. Surprise, nous étions en plein jour. Pour la première fois de ma vie j'ai eu une perte totale de repères. Mon cerveau était dans la confusion complète. A l'avenir je vais devoir me protéger en gardant un peu de lumière dans la chambre pour éviter de finir cinglé.

   Sinon, je me porte pas trop mal si j'oublie les effets indésirables de mon traitement contre le cancer. Me plaindre toute la journée ne ferait que renforcer la gêne et la douleur. C'est un peu comme les acouphènes, il faut essayer de les oublier pour ne pas les entendre.

   Dans une semaine maintenant, je me rends à l'Île de Bute au large de Glasgow, superficie 122 km², la même superficie que Jersey, mais 7200 habitants seulement. Il existe encore des îles désertes ou presque en Ecosse. Avis aux amateurs.

   Je vais là-bas pour revoir une vieille amie, une belle rencontre des années 60 quand je travaillais dans un petit hôtel, le Stanhope House de South Kensington. J'y faisais principalement le ménage et la vaisselle, je cirais aussi les chaussures des clients. Mes horaires : de 6h45 à 13h15, six jours par semaine. Un travail facile qui me permettait de fréquenter un école pour apprendre l'anglais.

  J'ai rencontré cette jeune anglaise au Service Civil International, une organisation humanitaire spécialisée dans la rénovation des logements des personnes âgées.

   Cette anglaise m'a beaucoup aidé à m'intégrer dans la société britannique. Des années déterminantes. Je n'ai pas oublié. 

    La semaine prochaine je me rends donc en Ecosse visiter une dame anglaise que je n'ai pas vu depuis cinq ans (visite éclair pour la rejoindre en Australie, je vous raconterai une autre fois cette aventure).

Le 7 août 2019.

   La situation de Hong Kong est très préoccupante. Un des responsables de Hong Kong ou Pékin a déclaré hier : "ceux qui jouent avec le feu périront par le feu". Les Chinois ne rigolent pas. Le pouvoir cherche maintenant à montrer que la Chine a les moyens de devenir la première puissance économique  du monde. Hong Kong et ses manifestants, c'est une broutille pour Pékin.

   La négociation avec des émeutiers de Hong Kong n'est pas dans l'agenda du Parti Communiste Chinois. Les manifestants de Hong Kong réclament une démocratisation des institutions, quelque chose qui se rapprocherait des institutions britanniques. Ce n'est pas dit en clair, mais c'est ça.

   Malheureusement, à Pékin, on ne joue pas la même musique. Un pouvoir fort et centralisé est ce qu'il se fait depuis 1949, la Chine de Mao, et bien avant. La population de Chine, sauf quelques indépendantistes, ne cherche pas à changer le système. La Chine a connu une histoire mouvementée. Le Parti Communiste  a ramené l'ordre et la paix en 1949, le peuple (pour l'instant) n'en demande pas plus. Il ne cherche pas à copier les  institutions occidentales (séparation des pouvoirs, élections libres, liberté de la presse), les Chinois cherchent surtout à gagner de l'argent, scolariser au mieux leurs enfants, partir en vacances, etc... comme nous. La liberté n'est pas au programme.

   Suite aux manifestations, j'essaie de comprendre ce que demandent les habitants de Hong Kong. Ils vivent bien pour la plupart. Il y a bien sûr des pauvres qui tirent le diable par la queue, ils sont surtout des réfugiés récents de la Chine continentale, des "sans papiers". J'imagine qu'ils sont absents des manifestations.

   Je crois que les Hongkongais cherchent à obtenir des garanties sur l'autonomie de leur territoire. S'ils venaient à être rattachés intégralement à la Chine continentale, ils perdraient beaucoup de leur liberté. Et ce n'est pas rien. Hong Kong, c'est un régime de semi-liberté par rapport au régime de Pékin. Dans la presse je ne lis  rien sur la place de Shenzhen dans le conflit actuel. La ville est carrément collée à Hong Kong, les réseaux du métro pourraient se connecter sans faire beaucoup de travaux. Je suis allé plusieurs fois à Shenzhen, c'est une grande ville qui ne cesse de grandir, avec 13 millions d'habitants , elle est deux fois plus grande que Hong Kong. Il se pourrait qu'un jour les autorités de Pékin veuillent  fusionner Shenzhen avec Hong Kong.

    Je me demande bien comment cette crise va se terminer. La démission de la Cheffe du Territoire de Hong Kong va devoir démissionner. Elle sera remplacée par quelqu'un qui fera quelques concessions. Cela suffira-t-il pour calmer les manifestants ? Une intervention de l'armée est toujours possible. Le massacre de Tiananmen de 1989 à Pékin n'a pas mis la Chine en difficulté au niveau international. Hong Kong ne serait pas différents. le monde a besoin de la Chine.

   Dans  les villes visitées en Chine, j'ai toujours constaté que les Chinois aiment l'ordre et les traditions, ils respectent les vieux et le pouvoir en place. En l'absence de liberté de la presse, ils ne doivent pas savoir grand chose de ce qu'il se passe vraiment  à Hong Kong. Le Parti Communiste,lui,  sait tout et voit tout. Le peuple a l'air de  lui fait confiance. A la place l'information libre, les autorités chargent les programmes d'émissions de divertissement et de propagande sur leurs médias. Les hôtels où j'ai séjourné ne diffusaient jamais les chaînes occidentales BBC, CNN, ou même, la NHK japonaise. 

   Voilà. ce tableau est bien pessimiste. J'aime la Chine et Hong Kong mais j'ai peur du pouvoir de Pékin. Je m'inquiète beaucoup pour les habitants de Hong Kong. Ils savent que c'est très dangereux de s'opposer au pouvoir de Pékin et ils continuent de manifester. J'ai beaucoup de respect pour eux.

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