En haut des marches.

En haut des marches.

Festival de Cannes : dimanche 27 mai, 7h00.

   Hier soir j'ai eu droit  à une deuxième montée des marches. J'ai vu un film de fiction qui ressemble à un film ave un début et une fin. Un film bien construit avec une belle musique qui rentre bien dans les images. Distribution : un seul acteur. Un film violent et tendre à la fois. Ce film s'appelle "YOU WERE NEVER REALLY HERE de Lynne Ramsy. Une Ecossaise qui fait un bon film tous les 7 ans (c'est ce que l'on dit sur internet.

   J'ai encore eu de la chance pour récupérer une place à la séance de 22 heures salle Lumière (soirée habillée). Cette fois-ci j'ai bénéficié de l'oubli du badge d'un pépé (même âge que moi certainement). Il avait une invitation rose, sans badge, il aurait dû posséder une invitation bleue pour entrer. j'ai bénéficier de cet oubli parce que, j'avais un badge cinéphile.

 

   Quand je repense avec quelle facilité je trouve des places pour la séance du soir, j'aurais dû faire toutes les soirées habillées. En réalité, habillé en smoking, avec mon côté jovial et mes cheveux en bataille, je ne passais pas inaperçu au poste de contrôle. Plusieurs personnes m'ont dit quelques mots sympathiques d'encouragement. Les pépés n'étaient pas très nombreux à quémander une place pour voir le film de 22 heures. Les pépés préfèrent souvent un confortable fauteuil devant la télévision.

   Bref, je me suis bien amusé au cours de cette soirée. Le film de Ramsay m'a bien plu. Il peut avoir la Palme d'Or. Mais comme je n'ai pas vu beaucoup de films de la Sélection Officielle, je ne peux vraiment rien dire.

Festival de Cannes.

   Hier soir j'ai mis une chemise blanche, sorti une cravate et revêtu mon smoking pour aller à la séance de 22 heures salle Lumière au Palais. Je sors mon costume d'apparat pour lui faire prendre l'air. C'est le protocole contre les mites. J'ai acheté ce vêtement en avril 2013 à Shenzhen (Chine) spécialement pour le Festival de Cannes. Je savais que les séances du soir sont habillées. Pas moyen d'enfreindre cette règle, les huissiers veillent.

   Etre bien sapé n'autorise pas l'entrée à la salle Lumière aux séances du soir. Il encore détenir le précieux sésame réclamé par les huissiers/contrôleurs : le ticket d'invitation. Hier soir courageusement et habillé comme il faut des pieds à la tête, je me suis placé tout près du contrôle et j'ai pleurniché pour que l'on me donne une invitation. J'ai réussi à en obtenir une pour le balcon. 

   Au cours des trois quarts d'heures de nombreuses personnes sont passées devant moi. Après un temps d'hésitation, j'ai reconnu un acteur qui a joué dans plusieurs James Bond, l'agent britannique de OO7. Je lui ai demandé si c'était lui...idiot de ma part, mais je voulais en avoir le coeur net : c'était lui. Il était bien Daniel Craig. Le seul acteur reconnu de mon dernier festival.

   Le film que j'ai vu : Aus Dem Nichts (in the fade) de Fatib Akin avec la célèbre mannequin et actrice, Diane Kruger. Je n'ai pas été très enthousiasmé par ce film. Un film politique sur les attentats contre les Turcs en Allemagne. Trop long. Diane Kruger est bonne. En réalité, je me suis plus distrait dans l'attente de recevoir une invitation.

Patti Cakes de Geremy Jasper, son premier long métrage. Un film qui vaut le déplacement. C'est l'histoire de trois jeunes passionnés de musique rap et slam qui rêve d'être connus. Les jeunes sont borderline, chacun à sa manière. On les suit dans cette aventure. Film très attachant, l'équipe du film présent dans la salle a eu droit à une standing ovation. Film américain(New Jersey). Sa sortie en salle est prévue en France pour le 30 Août 2017. Allez le voir, vous ne serez pas déçu.

Jeudi 25 mai 2017.

    Deux heures de conversation avec une technicienne vidéo russe de Saint Pétersbourg. J'ai rencontré une jeune nana de 25 ans au stand de Nespresso. Elle s'appelle Victoria. Elle n'avait pas reçu d'invitation pour l'intervention de Alfonson Cuaron et attendait ses amis. Nos regards se sont croisés et nous avons discuté pendant deux heures. Son anglais était faible, les traductions de Google nous ont aidé à nous comprendre. Avant d'être dans la vidéo, elle était institutrice d'enfants autistes. Une bonne expérience quand on a des problèmes de traduction. Nos différences d'âge et les problèmes de compréhension ont marqué une limite à nos échanges. Elle adore le fromage français. Le fromage russe est-il si mauvais que ça ?

    Alfonso Cuaron, La leçon de cinéma.Voilà ce que c'est que l'ignorance. Je n'avais pas idée de qui était Alfonson Cuaron. Je suis arrivé tranquillement au Palais trente minutes avant le début de la séance (je croyais que c'était un film, alors qu'il s'agissait d'une entretien avec un journaliste). Les couloirs et l'escalier qui ouvrent l'accès à la salle Bunuel étaient noir de monde. Un vigile interdisait la sortie de l'ascenseur. C'est seulement à ce moment que j'ai appris qui était Alfonson Cuaron : un maître dans l'art de faire du cinéma contemporain. Je regardé internet hier soir. Il est un petit de Stanley Kubrick. Il a fait Gravity, un film qui ressemble à l'Odyssée de l'espace. Ce n'est pas ce genre de films que j'affectionne le plus. Pour ma part, je reste abonné à James Ivory ou Jane Campion. C'est classique, c'est vieux, mais cela raconte une histoire et surtout, on ne se perd pas dans l'espace des effets spéciaux.

Festival de Cannes.

Le monsieur handicapé des deux bras qui voulait faire pipi.

   Je suis allé aux toilettes, en sortant un monsieur sans bras,  d'une soixantaine d'années, m'a demandé mon aide pour uriner. J'ai vu qu'il n'avait pas de mains. Il avait deux bras inertes qui pendaient e long de son corps. Je n'ai rien dit, je l'ai suivi dans les toilettes. J'ai baissé son pantalon, il s'est assis sur le siège, je suis ai remonté sont pantalon. J'ai remarqué qu'il avait autour de son cou un badge de producteur.

Oh ! Lucie de Atsuko Hirayanagi. Film japonais agréable à suivre et parfois amusant. La simplicité du scénario m'a incité à quitter la salle 20 minutes avant la fin du film. J'ai pensé qu'il était plus intéressant de chercher à deviner la fin du film. Une démarche intéressante qui me mettait dans le film. Je pouvais ainsi chercher une bonne chute au film, à cette comédie amoureuse, originale.

Top of the Lake : China girl de Jane Campion et Ariel Kleiman.

Un film d'une durée de 6 heures. En fait c'est une série.

Nous avons eu deux entractes et des friandises à manger. Genre policier. avec Nicole kidman, Elisabeth Moss et d'autres excellents acteurs, dont Alice Englert, la fille de Jane Campion.

Le film sera présenté au Festival du Film de  Sundance à partir de septembre 2017 sous forme d'une série. je n'ai pas trop le temps pour parler de cet excellent film. On reconnait là la patte de Jane Campion qui sait raconter une histoire. Jane Campion est restée dans la salle pendant les 2/3 du film, les acteurs étaient présents aussi. Un vrai plaisir de les voir parler aux spectateurs au cours des entractes.

  La Quinzaine de Réalisateurs a présenté aujourd'hui La Intrusa (The Intruder), de Leonardo di Costanzo. Un film pédagogique sur la tolérance, le respect d'autrui et la capacité à accepter autre même quand il ne donne pas toutes les garanties de sérieux (dans ces eaux-là).

  C'est l'histoire d'un quartier pauvre d'une ville de Sicile où les habitants, avec leurs enfants,  essaient de rester en dehors de la délinquance et la criminalité qui ravage la ville. Une femme avec deux enfants sollicite un hébergement dans un centre aéré dans un quartier difficile qui offre des activités aux enfants pour les occuper en collaboration avec l'établissement scolaire local. La mère est accueillie par la directrice mais le père s'installe à son tour. S'ensuit une descente de police parce que la police est à leur trousses, l'homme aurait tuer un homme.

  Suite à cet événement, les parents des enfants et les enseignants craignant pour les enfants demande l'expulsion de l'hébergée avec ses enfants. La directrice s'y oppose en avançant des raisons humanitaires et de justice. La femme finit par partir d'elle même. On se sait pas où elle est partie mais le quartier est apaisé et le calme est revenu.

   Film bien construit, facile à suivre. On voit bien que le metteur en scène est professeur de cinéma à Paris.

   J'ai vu Carré 35 d'Eric Caravaca c'est un film intéressant d'une heure dans la catégorie ciné-documentaire,  réalisé par un acteur passé derrière la caméra. C'est l'histoire intime de la soeur du réalisateur décédée à l'âge de 3 ans. Le décès de cette enfant a été gardé secret par les parents. On n'en parlait pas parce que l'enfant était trisomique 21. Dans les années 50, les enfants handicapés mentaux étaient cachés. Du moins on essayait de cacher leur handicap. Les parents dissimulaient ainsi leur douleur aux yeux des autres.  Les médias n'avaient pas encore mis la psychanalyse à la portée de tous. Un film intéressant sur un fond de "rapatriés" du Maroc. Quelques bonnes images sur l'horreur des guerres coloniales.

   The Meyerowitz Stories de Noah Baubach. Histoire d'une famille recomposée  de New York. Une famille d'artistes. On y parle beaucoup. Genre conversation d'intellos, un peu à la Woody Allen, moins psy peut-être, plus sociétal.

    Toutes sortes de clichés de la vie d'une famille recomposée sortes brutalement à l'occasion de la maladie du père artiste. Je me suis distrait. C'est bien pour améliorer son anglais. J'ai reconnu Dustin Hoffman, mais pas Emma Thompson. Un des deux films produits par Netflix faisant l'objet d'une contestation avec la direction du Festival de Cannes, parce que ces films Netflix ne sortiront pas en salle. Il est question de changer les règles pour le Festival de 2018 et interdire la participation de Netfix. Diffuser les films en salle sera une obligation pour tous les films en compétition.

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