Un peu de France à Shenzhen (Chine)

Un peu de France à Shenzhen (Chine)

Trop de cris et pas assez de musique.

   J'ai écouté un concert de chants africains à la Cité de la musique dimanche dernier : le groupe s'appelle les Amazones d'Afrique. Je ne suis pas un spécialiste de la musique africain, ni d'aucune musique d'ailleurs et c'est par invitation que je me suis retrouvé dans la nouvelle salle de concert Pierre Boulez à la cité de la musique. Mon ami, qui a séjourné pendant deux ans à Yaounde a une certaine expérience de la musique de l'Ouest afrique.

   Les rythmes africains, parfois endiablés, ne nous ont pas emballé. Notre grand âge y est peut-être pour quelque chose. Il faut être jeune et souple pour quitter son siège et se tortiller en levant les bras au ciel.

   Ce n'était pas qu'une question de physique. Les voix des chanteuses étaient plus criardes que mélodieuses. Une nécessité pour entrer en transe ? L'excellence de l'acoustique n'a pas arrangé les choses. Un petit cri est toujours plus supportable qu'un grand. Dommage. Je n'en dis pas plus. Je n'ai pas apprécié mais d'autres spectateurs avaient l'air contents. Que dire d'autre ? En matière de musique, comme en art c'est la création qui compte d'abord. Que grand bien leur fasse.

   Le bon côté de la chose,  c'est que les bénéfices de la soirée ont été versés à Panzi Hopital et foundations, l'association du Docteur Mukwege, le chirurgien "qui répare les femmes", comme il se fait appeler. Grand Bonhomme que ce Mukewege.  

   Il faut espérer qu'un jour les hommes (et les civilisations) cesseront de torturer et de violer les femmes, sinon le pauvre Docteur Mukwege et son équipe seront bien seuls face à la barbarie des hommes.

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