VIETNAM **********
22 avr. 2016Blog du 23/04/16.
Que vous dire sur le Vietnam ? Un vrai touriste aurait été aidé par un papier ou même un vrai guide en chair et en os pour découvrir Hô Chi Minh. Voyons, on ne parcourt pas des milliers de kilomètres pour uniquement marcher dans les rues. Eh, bien c'est ce que je fais. Je suis resté bloqué dans mon hôtel de Saigon avec ma conjonctivite. De toutes façon, je ne serai pas monté jusqu'à Hanoï pour visiter la Baie de Halong. On la voit très bien à la télé. A mon retour en France, je n'aurais pas grand chose à raconter. Je ne parlerai que d'une seule chose : la pollution des petites motos chinoises. En fait, je n'ai pas trouvé grand chose d'intéressant dans l'ancienne capitale de la Cochinchine. Les programmes de télé étaient limités à des documentaires en vietnamien. J'ai quand même réussi à attraper France Culture, les radios anglaises ne fonctionnaient pas. Dans le quartier où était situé mon hôtel, il n'y avait que des commerces de quincaillerie, des casseroles, des outils, etc...
Les Vietnamiens du quartier ont toujours été très agréables avec moi. Nous n'avons jamais parlé ensemble, tout était dans le regard. J'aurais été très très content de parler avec eux, ne serait-ce que quelques mots. Ils ne parlaient pas anglais, ni français. J'ai quand même déniché une dame très âgée qui se souvenait de quelques mots de français, j'étais ravi. Un reste du colonialisme. Pour prendre des photos, c'était aussi difficile. Je n'ai pas osé. Je sentais qu'ils n'auraient pas aimé d'être conservé comme un souvenir d'un voyage touristique, ou pire, d'un trophée. Je n'ai eu aucun problème pour manger. On trouve partout de la soupe avec des boulets de "je ne sais pas trop quoi". Je n'ai jamais été malade. Le soir, dans la rue, on vendait du riz accompagné d'un morceau de poulet et quelques brisures de légumes. On pouvait manger sur une petite table. Je me sentais assis sur du mobilier d'une jardin d'enfants. J'ai toujours mangé ce que l'on me donnait avec appétit. Dans ce pays, les gens savent cuisiner. C'est bon et pas cher. Dans tous les restaurants où je suis allé, le personnel semblait ravi de me voir. Les touristes européens ne sont pas très nombreux dans les petits restaurants vietnamiens. Ils doivent avoir peur de s'intoxiquer.
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Emmanuel Macron en route vers les présidentielles ? Comme vous, je suis informé de la progression d'Emmanuel Macron vers les responsabilités suprêmes de l'Etat français. Les Français aiment leur régions et ils aiment aussi le pouvoir central, ils sont Jacobins. La République a succédé à l'Aristocratie, rien à changer. Les Français aiment que le pouvoir reste à Paris. Les élections Présidentielles restent un moment fort de da démocratie française. Emmanuel Macron, inconnu des Français, il y a encore quelques mois, est maintenant la coqueluche des medias. Pour le moment, on ne lui reproche pas grand, seulement d'être trop parfait. Comme pour les top-modèles, on aime, mais aussi on en a peur. Etre bien bien inquiètent les braves gens, la majorité des Français. Quelqu'un n'est jamais parfait, ils cherchent les fautes.
Moi aussi, je l'aime bien. Il a créé un mouvement politique qui me convient aussi : "En marche" , mouvement qui cherche à rassembler des gens de gauche comme de droite. Macron vise le bon fonctionnement de l'entreprise. Faire prospérer l'entreprise et tout le monde y trouvera son compte. Les syndicats serrent les dents. Pour eux, ce sont les travailleurs qui doivent être au centre des préoccupations de l'Etat. Donner plus aux travailleurs quand les entreprises ne font pas plus de profit c'est "mettre la charrue avant les bœufs".
Emmanuel Macron est un homme de gauche moderne, genre Tony Blair, qui forcément déplaît aux lourdes machines syndicales. Je me souviens de l'opposition des syndicats quand Tony Blair est arrivé sur le devant de la scène politique. Aujourd'hui la France est dans la confusion. On reproche à Hollande de ne pas avoir une idée politique forte pour la France, on dit qu'il gère au coup par coup, qu'il n'a pas de ligne politique claire et passe son temps à faire des synthèses de ce qu'il ne va pas en France, sans être capable de formuler le moindre projet sérieux de gouvernement. Avec Macron, cela risque d'être différent.
Pour Emmanuel Macron, c'est la vitalité des entreprises qui compte. Ce sont les performances des entreprises qui sortiront la France de la récession, de la dette publique et du chômage. Nous n'avons pas besoin de sortir de Saint Cyr pour voir ce que font l'Allemagne, l'Angleterre, l'Italie, l'Espagne...Seule notre obstination à penser que nous sommes les meilleurs nous empêche de voir la réalité. C'est malheureux à dire mais réalité et vérité vont de pair. Et comme peut dire le quidam du coin "cacher la vérité et elle revient au galop".
Reste que la politique en France n'est pas une mince affaire. Il faut tenir compte des partis et Macron, même s'il n'a jamais eu sa carte au Parti Socialiste est très proche de ce parti. François Hollande n'a pas envie de se faire doubler par Macron, le surdoué en tout. Tout ça est bien compliqué et je ne suis pas très attentif à ce qu'il se dit dans les appareils politiques. Dans quelques mois, nous en saurons plus sur le positionnement des uns et des autres. Pour le moment, je peux seulement dire : Vas-y Macron, je t'aime.!!!
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Une jolie histoire rapportée de l'aéroport de Dubaï. J'ai parlé à l'escale de Dubaï avec une hôtesse de l'air d'Emirates, de nationalité vietnamienne, ( elle n'était pas de service ce jour-là). Elle parlait un anglais impeccable, rare pour quelqu'un qui a toujours vécu à Saigon. Je me suis renseigné pour savoir dans quelle prestigieuse école elle a été scolarisé (peut-être le lycée français de Saigon ?). Non, elle a été scolarisée dans l'école de son quartier. Elle a appris l'anglais en écoutant les musiques anglaises et américaines et aussi en lisant des livres écrits en anglais. Ce n'est vraiment pas compliqué d'apprendre une langue quand on est motivé et quand le mot travail est décliné sous toutes les formes.
Vraiment la société occidentale s'est ramollit au fil des ans, avec les nombreuses prises en charges de la jeunesse. C'est la collectivité qui pousse les jeunes à faire ceci ou cela. C'est en fait la société qui est motivée pas le jeune. Joli paradoxe. La motivation pour faire quelque chose doit venir de l'intérieur, sinon on fait que parce que l'on est poussé de l'extérieur. On ne dit pas assez aux jeunes : cherchez en vous les clés de votre réussite.
Oui, je sais, je ne suis pas dans l'air du temps en disant cela, et c'est mal dit, ça fait vieillot...c'est pas grave, j'ai rencontré dans cet aéroport une jeune femme en excellente forme, intéressée qui a appris toute seule l'anglais et cultivée. Les petits français devraient cesser de faire des ronds en scooter dans leur quartier pour apprendre des trucs qui leur servira plus tard.
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