Film indien de la Quinzaine

RAMANRAGHAV 2.0 de Anurag Kashuap.

   Un film d'une durée de 2 heures et 7 minutes. Je m'aperçois maintenant que j'avais déjà vu un film de Anurag Kashuap à Cannes, il y a quelques années, qui s'appelait "les Gangs de Wasseypur". J'aurais dû un peu plus attentif avant d'entrer en salle cette fois-ci. On n'est jamais assez méfiant avec les films indiens.

   Je me suis retrouvé assis au milieu d'un rang, j'avais devant moi une tête, en plein centre de l'écran. Ils m'était impossible de lire les sous-titres, pour un film où on cause beaucoup, je me suis retrouvé piégé à supporter un film policier où la drogue se mêlait aux crimes (pas moins que 12 cadavres en un peu plus de 2 heures.

   J'ai souffert. Les Indiens ne savent pas faire des films d'ue heure trente. Je ne sais pas pourquoi. Ils aiment des films dont les mêmes scènes se répètent, pratiquement à l'identique. Un peu comme leurs dansent, des mouvements identiques qui se suivent sans fin. Sans parler du bruit. Il leur faut du bruit, beaucoup de bruit. Je suis ressorti en mauvais état de ces 2 heures 07 assis sans bouger, à entendre une langue inconnue et privé de sous-titres. Je devrais être un peu plus vigilant dans le choix des films.

19 mai 2016 (partie ajoutée)

J'ai parlé autour de moi de ma mésaventure avec ce film, deux cinéphiles m'ont rappelé un délicieux film indien que s'appelle "The lunchbox" de Ritesh Batra, film aussi présenté à Cannes en 2014 que j'avais oublié. J'ai été un peu vite dans ma critique du cinéma indien. Scusi ! Scusi !

Il existe bien des comédies romantiques indiennes qui valent le coût d'être vu jusqu'au bout, à condition de voir les sous-titres.

Dimanche 15 mai 2016, 20h00

"FAITS DIVERS" 

de Raymond Depardon, documentaire réalisé en 1983.

  Raymond Depardon est un grand monsieur de la photographie. Il se hasarde aussi sur le terrain du cinéma. J'avais vu "La Captive du désert" avec Sandrine Bonnaire en 1990. J'en ai un bon souvenir.

   Dans ce film documentaire, Depardon nous introduit dans un commissariat de police du 5ième arrondissement de Paris, nous sommes en 1983. Les célèbres paniers à salade existaient encore.A l'époque, c'est ainsi que l'on appelait les fourgons de police qui ramassaient les personnes sur la voie publique : les blessés, les semeurs de désordre,etc...enfin tous ceux qui devaient être conduits dans un hôpital ou dans un local de la police pour y être entendus.

   Depardon, présent dans la salle, nous a expliqué qu'il avait suivi les patrouilles de police et les auditions pendant deux mois. Après montage, il en a fait ce film de 1heure 30 qui se regarde très bien. Certaines scènes sont cocasses. D'après les images que l'on a vu, on félicite les policiers pour leur calme et leur rigueur. Ils sont souvent appelés pour des histoires de famille, des problèmes liés à l'usage de l'alcool ou de drogues, certains "clients" de police secours sont carrément des malades mentaux récemment sortis d'hopitaux psychiatriques.

   Trente ans après, on ne peut que se réjouir des progrès qui ont été faits. Les pompiers et le samu interviennent aux côtés de la police pour une prise en charge plus efficace des secours.

 

"The Cinema Travellers"

Ce film est un documentaire sur la vie du cinéma itinérant en Inde dans la région de Mumbai avant l'arrivée du numérique. Une épopée. Un road movie à l'indienne. De France, on se demande comment des hommes, on ne voit pas beaucoup de femmes dans le document, la réalisatrice est une femme : Shirley Abroham, elle a fait le film avec un homme Amit Madheshiya.

  Il mérite une bonne place dans le musée du cinéma. Il appartient à la mémoire du cinéma et ne doit pas être perdu.

Festival du film à Cannes

Tour de France de Rachid Djaïdani avec Gérard Depardieu.

   Histoire d'une rencontre entre l'Islam et les banlieues. Sans notre Depardieu national, le film n'aurait pas été sélectionné à Cannes. C'est on peu dire la même chose pour d'autres films moyens qui ont besoin de plusieurs locomotives pour faire entrer les spectateurs dans les salles.

   Dans ce film, on vend du Rap et de la banlieue, celle qui n'a pas bonne réputation. Le film se veut poétique. Il l'est peut-être. Je n'ai pas été tranporté dans un gouffre d'émotion...Dommage. La banlieue 93 essaie de se refaire une santé, une bonne image. C'est nécessaire parce que avec ces histoires de drogues, de quartiers qui échappent à la loi, de petits voyous qui sèment la terreur. L'image de la banlieue en a pris un coup.

   Un autre film passe à Cannes dans le festival ACID, il s'appelle SWAGGER, il essaie aussi de changer l'image négative des banlieues où on a peur d'aller. C'est bien. Du positif doit aussi sortir de ces quartiers que l'on nomme pudiquement "difficiles".

   Pour en revenir à TOUR DE FRANCE, Je ne me suis pas ennuyé. Depardieu a de beaux restes. Ce n'est plus le Depardieu des Valseuses. Il court moins vite, ce n'est pas bien grave. C'est la vie. Je suis quand même content qu'il soit encore bien vivant parmi nous. Dans le film, il déguste une assiette de fromages français au Pays Basque, cela fait plaisir à voir. Avant, on l'a vu mangé des moules en Charentes Maritimes, là encore, on avait envie de partager sa table. 

Samedi 14 mai 2016 , 15h00 

  J'ai vu ce matin mon premier grand film. C'est une film italien. Le cinéma italien est, paraît-il, en perte de vitesse, mais depuis cette année, les deux films qui me font vibrer sont des films italien. D'abord, il y a eu, Fai Bei Sogni de Marco Bellocchio, et maintenant, en plus fort,  c'est La Pazza Gioia (Folles de joie) de Paolo Virzi.

  Je suis sur le cul. J'ai vu une belle histoire, magnifiquement interprétée, sur ce que c'est qu'avoir des problèmes psychiatrique. Il ne faut pas être spécialisé "psy" pour voir le film. Les problèmes psy sont traités sous la forme d'un comédie mi-comique, mi-dramatique. C'est très bien fait. la salle ne s'est pas trompé. Le film a applaudi avec une ferveur qui en dit long sur sa qualité.

  Faire un commentaire sur un beau film est une tâche difficile, Je n'ai pas besoin de dire plus que : c'est un beau film. Si ces trois mots ne vous suffisent pas. Vous trouverez d'excellentes critiques dans la rubrique cinéma de votre journal. A mon niveau, je peux vous dire que ce film intéressera toute personne qui se pose des questions sur la santé mentale d'une être humain qui vit en société, dans notre société. C'est un film comme on en faisait dans les années 60,70, 80, avec une vraie histoire, de l'humour,une langue, sur un fond dramatique, car il s'agit de vies humaines que la collectivité peut sauver ou détruire. Maintenant, à vous de voir ou ne pas voir le film.

Un film qui nous fait sortir de la salle en meilleur état qu'on y est rentré. On en a pour son argent.

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