Festival de Cannes 2016*********
17 mai 2016Blog du 17/05/16
Film indien de la Quinzaine. RAMANRAGHAV 2.0 de Anurag Kashuap. Un film d'une durée de 2 heures et 7 minutes. Je m'aperçois maintenant que j'avais déjà vu un film de Anurag Kashuap à Cannes, il y a quelques années, qui s'appelait "les Gangs de Wasseypur". J'aurais dû être un peu plus attentif avant d'entrer en salle cette fois-ci. On n'est jamais assez méfiant avec les films indiens.
Je me suis donc retrouvé assis au milieu d'un rang, j'avais devant moi une tête, en plein centre de l'écran. Ils m'était impossible de lire les sous-titres, pour un film où on cause beaucoup, je me suis retrouvé piégé à supporter un film policier où la drogue se mêlait aux crimes (pas moins que 12 cadavres en un peu plus de 2 heures. J'ai souffert. Les Indiens ne savent pas faire des films d'une heure trente. Je ne sais pas pourquoi. Ils aiment des films avec des scènes qui se répètent toujours. Que dire de la partie son ? Du bruit, beaucoup trop de bruit. Ils reproduisent dans leurs films les bruits de la rue. 2 heures 7 minutes à attendre la fin du film....J'ai parlé de ce film avec deux cinéphiles, il m'ont rappelé le délicieux film indien que j'ai vu à Cannes en 2014, "The Lunchbox" de Ritesh Batra, un très beau film. J'avais oublié. Les Indiens peuvent aussi faire de beaux films. Scusi, Scusi !
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"FAITS DIVERS" de Raymond Depardon, un documentaire réalisé en 1983. Depardon est un grand monsieur de la photographie. Il se hasarde aussi sur le terrain du cinéma. J'avais vu "La Captive du désert" avec Sandrine Bonnaire en 1990. J'en ai un bon souvenir.
Dans ce film documentaire, Depardon nous introduit dans un commissariat de police du 5ième arrondissement de Paris, nous sommes en 1983. Les célèbres paniers à salade existaient encore. Je ne sais toujours pas pourquoi on les appelait ainsi. La police disposait de ces camionnettes pour ramasser les personnes qui devaient être entendues au commissariat de police. Les semeurs de trouble, les prostitués, etc...
Monsieur Depardon, présent dans la salle, nous a expliqué qu'il avait suivi les patrouilles de police et les auditions pendant deux mois. Après montage, il en a fait ce film de 1heure 30. On apprend des choses sur la police de l'époque. Certaines scènes sont cocasses. Le film nous apprend que les policiers interviennent dans de nombreuses circonstance, souvent à la place de pompiers. Ils savent aussi rester calmes dans beaucoup de circonstances difficiles. Trente ans après, on ne peut que se réjouir des progrès qui ont été faits. Les pompiers et le Samu interviennent aux côtés de la police pour une prise en charge plus complète des personnes en difficulté.
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"The Cinema Travellers". Ce film est un documentaire sur un cinéma itinérant. Il va de village en village dans l'Inde des campagnes dans la région de Mumbai. Dans ces années-là, il fallait transporter avec soi de lourdes pellicules en bobines. L'arrivée d'un cinéma ambulant dans un village était l'événement de l'année. Le public s'enthousiasmait énormément à la vue de certaines images toutes simples. La mémoire du cinématographe, à garder dans un musée du cinéma. La réalisatrice est Shirley Abroham.
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Tour de France. Un film de Rachid Djaïdani avec Gérard Depardieu. Histoire de l'islamisation d'une banlieue. Sans notre acteur fétiche, Gérard Depardieu, je pense que le film n'aurait pas été retenu pour Cannes. Un film très moyen. Dans ce film, on vend du Rap et de la banlieue, celle qui n'a pas bonne réputation. Le film se veut poétique. Il l'est peut-être, un peu, et pour certains. Je n'ai pas été transporté d'émotion. La banlieue 93 essaie de se refaire le portrait, une bonne image. C'est nécessaire parce que avec ces histoires de drogues, de quartiers qui échappent à la loi, de petits voyous qui sèment la terreur. L'image de la banlieue en a pris un coup. Un autre film passe à Cannes dans le festival ACID, il s'appelle SWAGGER, il essaie aussi de changer l'image négative des banlieues où on a peur d'aller. C'est bien. Du positif doit aussi sortir de ces quartiers que l'on nomme pudiquement "difficiles".
Pour en revenir à TOUR DE FRANCE, Je ne me suis pas ennuyé. Depardieu a de beaux restes. Ce n'est plus le Depardieu des Valseuses. Il court moins vite, il est bien quand même. Je suis quand même content qu'il soit encore bien vivant parmi nous. Dans le film, il déguste une assiette de fromages français au Pays Basque, cela fait plaisir à voir. Avant, on l'a vu mangé des moules en Charentes Maritimes, là encore, on avait envie de partager sa table.
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Folles de joie, un film de Paola Virzi. J'ai vu ce matin mon premier grand film. C'est une film italien. Le cinéma italien est, paraît-il, en perte de vitesse, mais depuis cette année, les deux films qui me font vibrer sont des films italien. D'abord, il y a eu, Fai Bei Sogni de Marco Bellocchio, et maintenant, en plus fort, c'est La Pazza Gioia (Folles de joie) de Paolo Virzi.
Je suis sur le cul. J'ai vu une belle histoire, magnifiquement interprétée. Des problèmes psy traités sous la forme d'une comédie dramatique et comique à la fois. C'est très bien fait. Le public a apprécié, très applaudi. Faire un commentaire sur un beau film est une tâche difficile, Je n'ai pas besoin de dire plus que : c'est un beau film. Si ces trois mots ne vous suffisent pas. Vous trouverez d'excellentes critiques dans la rubrique cinéma de votre journal. A mon niveau, je peux vous dire que ce film intéressera toute personne qui se pose des questions sur la santé mentale des habitants de notre société.
Un beau film qui vous fait sortir de la salle d'excellente humeur.