Il y a quelque chose que je dois vous dire.

   Quand on parle de mesures de prévention pour la sécurité des personnes, on joue joue toujours les rabat-joie. On n'aime pas vraiment les règlements  qui vous disent ce qu'il faut faire en cas d'urgence.

  Ici, en Chine, les chambres d'hôtel sont pourvues d'extincteurs incendie (un dans chaque chambre) et aussi des masques contre la fumée. C'est simple un masque avec un filtre. On oublie que dans un incendie on meure souvent en inhalant de la fumée, avant d'être touché par les flammes.

 Mercredi 24 avril, 23 heures.

    Le matin. Je suis toujours en décalage horaire. C'est maintenant la chaleur et la fatigue qui me jouent des tours. Je rentre fatigué de chaque sortie. Je prends une douche , et pouf, je m'allonge et je dors. Cet après-midi, j'ai eu le plaisir de me réveiller avec des cris d'enfants....De ma petite fenêtre, je ne vois pas grand chose, mais j'entends les enfants quand ils sont dans leur cour de récréation. Pas de véhicule à moteur, que des bruits d'enfants.

   J'ai aussi été réveillé deux fois dans l'après-midi, une première fois par la femme de chambre responsable. On se connait bien maintenant. Je l'ai déjà dérangé pour l'air conditionné et pour la télévision câblée. Ce n'est vraiment pas facile pour lire les télécommandes quand tout est écrit en chinois ! Et puis, je l'ai embêté à cause de l'eau pour boire. Elle m'a apporté une bouteille de 10 litres.

   La deuxième visite, c'est une jeune femme qui n'a pas dit qui elle était, elle voulais simplement inscrire mon nom sur son petit carnet. Un homme en uniforme, sans badge ni insigne, l'accompagnait. Visite courtoise mais surprenante, l'hôtel disposant de la photocopie de mon passeport et de tous  les documents de ma réservation sur internet.Cette visite ressemble à une visite des autorités de l'immigration ou d'une autre administration. Comment peut-on savoir ?

    Mon hôtel est situé loin du centre historique de la ville. Je ne sais d'ailleurs pas où il se trouve, personne n'a réussi à me renseigné. Pas grave. En deux jours, j'ai pris deux bus pour essayer de sortir de là.  Le premier m'a conduit jusqu'à un parc et à une station de métro. J'ai fait mon petit tour et je suis rentré. Aujourd'hui, avec mon deuxième bus, j'ai découvert un quartier bien mystérieux (pour un occidental). Je suis tombé sur le marché des plantes médicinales. Enfin je pense qu'il s'agit de ça. Toutes ces plantes séchées dans des bocaux ou en cartons.

    Plus mystérieux encore, ce sont ces petits ateliers où on amène des produits qui ressemblent à des croûtes de pain. Les clients payent pour les réduire en poudre. Il se dégage de cette transformation une forte odeur désagréable. En plus des puissantes moulinettes électriques, on peu voir des micro-ondes. J'ai pris une photo d'in de ces ateliers.

Dans le ruelles du marché, j'ai trouvé le "traiteur" local. Pour 11 yuans, j'ai reçu un carton de riz accompagné de quelques mauvais morceaux de viande et de quelques légumes. Je n'en  ai pas mangé la moitié. Il y a plus d'os que de viande dans ces plats bon marché 11 yuans, cela fait un peu moins que 1 euros. 

    Les Chinois n'ont pas le sourire facile. Je ne sais pas pourquoi. Ce doit être culturel. 

   Même au théâtre, sous leur maquillage, ils ne sourient pas plus. Dans les séries, ils ne sourient pas non plus. Ils expriment beaucoup avec leurs yeux, souvent la réprobation, rarement l'empathie ou la bonne humeur.

 

    Si par hasard vous passer un jour par canton (Guangzhou), faites très attention pour choisir votre hôtel. Voilà trois jours que j'essaie de trouver le centre ville en utilisant les bus, je vous avoue que je pense maintenant quitter Guangzhou sans y aller. Je vais vous mettre des photos faites au cours d'un précédent voyage.

   Se déplacer ici à pied n'est que contraintes parce que traverser une route importante est impossible à cause des barrières installées en plein milieu pour séparer les couloirs de circulation. On doit chercher une passerelle ou un passage souterrain. C'est galère. L'urbanisme est épouvantable. Des voies de circulations automobiles sont partout, même au de-dessus de nos têtes. Au voit bien que la qualité de la vie du piéton a complètement été ignoré. le piéton doit essayer de survivre dans ce capharnaüm.

Dans le bruit.

    Sortie hier soir vendredi entre 17 heures et 19 heures. La circulation automobile était plus qu'intense, les vélos et cyclomoteurs électriques étaient partout, ils circulaient dans tous les sens sur les chaussée et les trottoirs. Beaucoup de gens aussi qui faisaient leur shopping, ou se promenait tout simplement. Les vendeuses appelaient leurs clients en frappant  des cartons en forme de mains ou frappaient dans leurs mains. De la musique était diffusée dans les magasins et sur les trottoirs. C'était insupportable. Je ne sais pas comment les Chinois supportent.Je me demande bien comment ils arrivent à vivre tous les jours dans ces conditions.

En route pour Shanghai.

   Dans 24 heures, je prends l'avion pour Shanghai. Un départ aux premières heures de la matinée. Cet horaire m'oblige à coucher à l'aéroport. J'ai payé 139 euros pour 2h30 de vol. Le décollage est prévu pour 6h40. Il faut être à l'aéroport pour 5h du matin. Ces contraintes sont courantes en Chine.

   J'ai eu quelques soucis avec ma réservation d'hôtel. L'hôtelier chez qui j'avais loué a annulé ma réservation, mon agence de voyage Booking m'a trouvé un autre hôtel. J'ai dû faire nouvelle réservation, non choisie, en plus dans une zone industrielle, loin du centre. Ne disposant pas d'une imprimante, je ne peux pas imprimer la page réservation en chinois. Traduire les mots en anglais n'aide pas les Chinois pour comprendre où je vais. J'ai trouvé un plan sur internet, cela suffira-t-il ? L'hôtel, à vue de nez se trouve à environ 3 ou 4 km du métro. Encore un beau coup de de chaleur en perspective. La bataille fait rage… Le pépé va encore souffrir.

Retour à l'accueil