Le téléphone a bien évolué en quelques années. Et avec lui, les gens qui l'utilisent. De nos jours, la conversation en face à face semble démodée, elle a été remplacée par la conversation High Tech : la téléphonie mobile. La jeunesse d'aujourd'hui aime les produits du terroir, naturels, mais ne ferait pas un pas dans la rue sans son téléphone portable. Aux Etats-Unis, j'ai failli prendre des coups parce que j'avais touché au téléphone portable d'un SDF dans une bibliothèque municipale.  Le numérique, c'est magique, alors on aime forcément. La mode joue quand même un petit rôle. la nouvauté, faire comme tout le monde, ça compte. Personne ne veut qu'on le prenne pour un demeuré, un has been.  Les humains aiment le téléphone. Qu'ils habitent au Bangladesh ou à New York, qu'ils soient musulman ou animiste, ils aiment le téléphone. Je ne sais pas si les Amish sont très téléphonie mobile. Rappellons leur première règle :  "Tu ne te conformeras pas à ce monde qui t'entoure ".

Je ne sais pas pourquoi mais mes co-humains aiment parler au téléphone. Ils parlent partout : dans les trains, en marchant, dans les cafés, à vélo et en voiture, et même dans les chiottes ! Le téléphone mobile les suit partout. Il est leur ange gardien et notre principal collaborateur. Et gare aux abonnés absents et ceux qui ne répondent pas assez vite. On a vite droit au reproche : " Où étais-tu, je t'ai appelé à 11h19 ? La téléphonie mobile a changé nos habitudes et changé nos priorités. Une véritable révolution. Certains pays sans infrastructure sanitaire véritable, sans route praticable hiver comme été, sont équipé en téléphonie mobile. Et tout le monde a acheté son portable. L'autre jour, je me suis presque fait engueuler par ma banquière qui ne parvenait pas à me joindre parce que je n'avais pas branché mon téléphone et je n'avais pas de messagerie. Je lui ai rétorqué que le service du courrier de la poste fonctionnait toujours. Elle m'a jeté un regard qui en disait long sur son opinion des services postaux.

  Dans un autre domaine, la téléphonie mobile et ses accessoires, comme la photo et la vidéo, jouent un grand rôle dans les nouvelles formes de communication et de convivialité. On connait les rassemblements "apéros-géant" sur invitation des réseaux sociaux, les "invitations surprises" pour un anniversaire. Facebook avec son système d'amis a contribué à ces rassemblements. Il n'avait pas beaucoup à faire car les jeunes aiment avoir des amis, beaucoup d'amis. Vieux truc inscrit dans notre petite enfance. Sur Facebook, on a vite des centaines d'amis, c'est très réconfortant.

Avec tous ces amis, on fait vite des groupements d'amis indignés et on a vite des copains quand on veut manifester contre les gouvernants et l'austérité économique.

Internet et la téléponie mobile a largement facilité la mobilisation des jeunes quand ils ont souhaité manifesté.

Les délinquants et plus aiment aussi se servir des téléphones mobiles, ils sont aussi friants des cartes SIM pour ne pas se faire voir de la la police qui surveille de près les appels téléphoniques. Avec l'informatique, tout le monde doit s'adapter. Le salarié craint plus son employeur quand il utilise les outils informatiques pour son compte personnel, les banques craignent la fraude, les maris surveillent leur femmes (et reciproquement), il n'y a pas de limite. Le règle de Big Brother est là, à notre porte.

Le mal est endémique et contagieux. J'ai utilisé, au cours de mes voyages, des transports en commun dans différents pays. Je n'ai croisé que des humains sans regard, ils étaient, soit dans le vide au cours d'un entretien téléphonique ou les yeux rivés sur l'écran d'un téléphone ou d'une tablette informatique.

Je ne sais pas vraiment par quoi cette informatique sera remplacée. On n'arrête pas le progrès, même si celui-ci ne signifie pas amélioration. Dans la presse et les medias, on peut déjà noter des changements. On commence à payer le journalisme de l'analyse et du commentaire et on reçoit gratuitement l'information brute. Les medias professionnels utilisent aussi des non-journalistes pour transmettre des infos non vérifiés sur internet. Avec souvent comme support de petites vidéos : témoignages sur ceci sur cela, vidéos sur un événement, un accident. tout y passe. Nous avons accès à une profusion d'infos qui collent à la réalité du terrain. J'ai vu hier à la télé un reporter qui a bien  failli se faire emporter par la Garonne en crue parce qu'il a voulu se mettre au plus près d'une route à moitié emporté par le fleuve en furie. Pour les conflits armés, c'est pareil. Les rédactions des journaux réclament des infos en "live", mais ils recommandent à leurs journalistes de ''faire attention". Comme si il était possible de faire attention quand on est au coeur même des combats. Le casque lourd et le gilet pare-balles ne protège pas des missiles.

 Dans quelque temps, je pense que les grands organes d'information s'offriront des drones pour chercher les images là où c'est trop dangereux pour un journaliste. On n'échappera pas. Le grand public (comme on dit) des medias veut des images comme si on y était. Dans les années 50/60, l'hebdomadaire Paris-match remplissait cette fonction, sa devise était :  "le poids des mots, le choc des photos".

On appelle ça le voyeurisme.

 

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    L'enthousiame de Robert Charlebois.

J'aime le début de cette chanson.

La vie au pas de charge !

 

               
     
 Avec cette chanson, on sort vraiment de l'hiver et l'envie de vivre revient tout naturellement.
Vive le Québec libre ! a dit à une certaine époque le Général De Gaulle.
Aujourd'hui, le Québec va bien (selon un libraire rencontré à Montréal), l'usage de la langue française n'est plus un problème, le sirop d'érable ne manque pas, pas plus que les pommes de terre frites.
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Restaurant au Quebec
Quand la bouffe est bonne...
On a le sourire
[collection privée d'Alinos. 2010]
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