Ce que parler veut dire.

Ca me plaît.  C'est quelques mots me font rêver. On peut
mettre en musique, comme on veut. Les sophistes grecs auraient pu en  faire un chef-d'oeuvre. A mon niveau, je m'en amuse, le plaisir n'est pas moins présent. J'ai vu sur internet que Pierre Bourdieu l'a prise pour en faire le titre d'un  de ses livres. Il a bien fait. "Ce que parler veut dire" est un cadeau de la langue française. Je ne suis pas grammairien, ni agrégé de la langue française, et je m'en fou.Je me permets quand même d'avoir une opinion.
 Cette hardiesse ne date pas d'hier. A 18 ans, je travaillais dans une compagnie d'assurance. J'étais chercheur ! Je cherchais les dossiers de police d'assurance pour les joindre aux courriers qui devaient être traités. Je savais à peine lire et écrire, j'avais échoué au certificat d'études primaires. A cet âge, je décidais de partir pour l'Angleterre pour apprendre la langue. Qu'est-ce que j'ai entendu des collègues !!! Tu es fou. Quitter unesi bonne place quend on n'a pas fait d'études ! Et apprendre l'anglais quand on ne maîtrise pas le français.!

Malgré tous ces bons conseils, je suis quand même parti. Une première aventure "intellectuelle" pour un petit bonhomme qui cherchait un avenir meilleur.

En Angleterre, j'ai lu page après page (sans rien comprendre) à raison de 5 à 10 pages par jour un gros livre sur l'histoire de la philosophie de Jacques Chevalier. J'ai dû choisir le livre d'après le titre et pas l'auteur car je m'aperçois aujourd'hui, qu'il était le fileul du Maréchal Pétain et a été arrêté par le maquis après avoir été ministre de l'éducation nationale en 1941, 1942.
J'en rigole aujourd'hui. tous les chemins mènent à Rome (à condition de prendre la bonne route !).
Je ne veux pas jouer aux philosophes, mais en ce qui concerne le chemin à prendre pour accéder à la satisfaction de soi, je pense que j'ai des recettes dans mon sac. Ma femme disait : "t'es toujours content". C'est vrai qu'elle avait du mal à comprendre ça, elle qui était mon contraire.
Ca aide d'être toujours content de soi, surtout quand on est dans la merde.

..............................................................................


Mon ancien copain, Xavier Houssin,critique littéraire parle dans son journal, d'écrivains qu'il rencontre. Il me fait rêver. En général, je vais sur internet pour voir qui sont ces gens.. Un jour, il a parlé de Jim Harrison, écrivain américain, aujourd'hui, aussi connu que Norman Mailer l'était, il y a trente ans. Jim Harrison aime la chasse; la vraie bouffe et le grand air. Il a une propriété dans le sud de l'Arizona, à Patagonia plus exactement, à quelques kilomètres de la frontière mexicaine. Je suis passé par, par hasard par cette route, pour retrouver le frontière mexicaine. J'ai eu cette information à mon retour quand j'ai cherché à connaître un autre écrivain, ami de Jim Harrison, français celui-là : Gérard Oberlé.
Xavier a parlé de lui dans son journal et aujourd'hui dans le monde des livres.
Gérard Oberlé n'est pas ami de Jim Harrison par hasard, il semble être la copié/collé français de Jim Harrison.
Ce sont des personnages de premiers choix, des gens qui ressemblent à quelque chose. Comme l'a été Jean François Deniau.
Mais il n'y a pas que les aventuriers qui m'émeuvent. Les grands intellectuels m'éblouissent aussi.
  En 65, 66, pendant un temps, je suis allé suivre les conférences de Raymond Aron au Grand Amphi de la Sorbonne, les cours se faisaient à 10h le mardi matin, si je me souviens bien. Déjà à 9H45, on était nombreux à attendre l'ouverture des portes par les huissiers. Certains étudiants avaient avec eux un magnétophone portatif pour enregistrer.son cours.
J'ai suivi tous le cycle de cours sur l'équilibre des forces militaires pendant la guerre froide.
Nous buvions ses paroles. Quand l'intelligence parle on se tait et on écoute. Ce qu'il disait, au moins la forme (on peut ne pas être d'accord avec lui), était toujours un pur chef-d'oeuvre. Pas de notes. Pas de redites. Tout était dit comme appris par coeur. Avec lui j'ai appris ce qu'était un grand intellectuel.

.............................................

Aujourd'hui pas d'image dans le blog. La semaine prochaine vous aurez droit à la photo d'une petite voiture que je viens d'acheter. Elle n'est pas toute jeune mais sympa et  en excellent état et avec si peu de kilomètres. J'ai trouvé une compagne pour vadrouiller dans les environs :  une Fiat Cinquecento.

&&&&&&&&
Retour à l'accueil