S’il vous plaît.

         Vous ne le savez pas encore mais ce groupe de mots va disparaître du français. J’aimais bien entendre dire s’il vous plaît. Il me faudrait l’entendre en Angleterre où l’expression est encore bien vivante "Could you please give me the time ? [pourriez-vous me donner l’heure, s’il vous plaît ? J’aimerais l’avis d’Erik Orsenna là-dessus. Son livre "la grammaire est une chanson douce" m’a bien aidé pour comprendre la vitalité d’une langue. Les mots naissent et meurent. À notre époque, la politesse a perdu ses lettres de noblesse. De nos jours, on dit rarement merci et plus jamais s’il vous plaît. Un mot passe-partout règne en grand seigneur : pardon. Dans les transports en commun où les passagers sont serrés les uns contre les autres, le mot pardon est le mot de la situation. On demande le passage, on dit pardon, on bouscule, encore pardon. Une personne âgée sollicite une place assise, c’est excusez-moi, jamais s’il vous plaît. Elle n’a pas à s’excuser, certaines places sont réservées pour les personnes âgées. À mon avis, s’il vous plaît conviendrait mieux. La personne âgée réclame poliment une place assise. Dans les magasins, c’est la même chose. Un client demande quelque chose à un membre du personnel, il commence souvent sa phrase par "Je m’excuse…, alors que s’il vous plaît conviendrait mieux. Il n’y a pas d’excuses à demander au personnel, il est dans le magasin au service de la clientèle.

Voilà pour S’il vous plaît dont la mort est inévitable, dommage.

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Nota Bene. j'ai entendu à la cérémonie de la victoire du 8 mai 45, un militaire au gradé qui a dit deux fois  s'il vous plaît  dans son allocution. Si, seuls, les militaires hauts gradés utilisent  s'il vous plaît, je ne pense que cela ne sera pas suffisant pour sauver la formule de politesse. C'est bien, mon Colonel, vous avez sauvé l'honneur.  !

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David Lisnard, Maire de Cannes, cérémonie du 8 mai 1945.

Il était là, notre maire, premier magistrat de la ville, flambant neuf cintré de son écharpe tricolore. La sono offrait le force parfaite pour mettre en valeur sa brillante allocution. Cette année il a mis l'accent sur notre belle jeunesse cannois. Evidemment, il n'avait pas trop le choix, parler des vieux guerriers, devient un peu ridicule. Que reste-t-il de nos soldats ? De la guerre d'Algérie, plus grand monde. Et l'Algérie, ce nétait pas une guerre mais des opérations de maintient de l'ordre, une guerre civile. Monsieur David Lisnard a eu raison d'inviter des enfants des écoles et des cadets de la police. Les enfants aiment bien être honorés d'être des enfants. Ils sont porteurs de l'avenir de notre pays, mais ils ne le savent pas encore. Il a bien sûr envoyé quelques piques en direction des voyous de tous bords. Il a dit que la France est mal gouvernée. Tous les candidats à une élection le disent. Un classique,  dont plus personne ne prend garde.

 

 

Cannes, toujours en bordure de la foule. l'environnement s'y prête, la nature généreuse, l'architecture opulente, les installations adaptées.  Pourquoi aller ailleurs quand on a tout ici ?Cannes, toujours en bordure de la foule. l'environnement s'y prête, la nature généreuse, l'architecture opulente, les installations adaptées.  Pourquoi aller ailleurs quand on a tout ici ?
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