Une bonne partie de plaisir.
06 janv. 2023Hier j'ai repris la page de mon blog du 19 octobre 2013 pour la corriger. Je ne vous l'ai peut-être pas dit mais je reprends mon blog régulièrement mon blog pour le corriger avant de le mettre dans mes mémoires que je publierai à j'essaierai à compte d'auteur, si Dieu me prête vie.
La page du 19/10/13 rédigé à Hong Kong m'a beaucoup amusé. Je n'en reviens pas. A 69 ans, j'étais encore capable de faire des farces. Et j'ai fait une jolie farce à Hong Kong en ce jour du 19/10/13. Voici donc ce après ce que j'ai rédigé sur cette soirée :
Festival Européen du court-métrage à Hong Kong. J'ai fait la distraction chez les officiels du 1ier Festival du court-métrage de la Communauté Européenne de Hong Kong. Je m'explique.
J'ai trouvé un jour, au cours de mes déambulations à l'Alliance Française de HK, un flyer sur un festival de cinéma qui doit se tenir le soir même à Hong Kong, à l'initiative du Conseil de l'Europe. Il était bien spécifié que l'entrée était libre et gratuite, mais sur invitation. J'ai décidé d'aller voir. Le papier parlait d'un cocktail servi avant la première projection. Une raison supplémentaire pour tenter ma chance, après tout, je suis citoyen européen et je paye des impôts pour l'UE.
Arrivé sur les lieux, à l'heure, j'ai été bloqué au rez-de-chaussée par un jeune homme, téléphone portable accroché à l'oreille. "Ah vous n'avez pas d'invitation", me dit-il. Je me présente : "Amateur de cinéma, de passage à Hong Kong". Le garçon cherche les instructions par téléphone. "Non, il n'y a plus de place". Il me propose de patienter 3/4 d'heure si une place venait à se libérer. Je proteste poliment l'informant que c'est surtout le cocktail qui m'intéresse pour rencontrer des personnalités du cinéma présentes à la manifestation: re-coup de téléphone. Ca marche, Je suis accepté ! On m'escorte dans l'ascenseur et jusqu'à un vestibule où sont entassées une cinquantaine de personnes. Toutes en tenues de soirée (il est seulement 18h30). Je reste calme, si près du but, ce n'est pas le moment de lâcher. Habillé d'un simple bermuda et d'un gilet bleu. Je ne suis pas dans le ton de la soirée. Je suis l'extra-terrestre du jour. La cible de l'attention générale. J'essaie quand même de faire bonne figure. Avec mon arrivée surprise, les conversations se sont arrêtées, mais elles reprennent aussitôt. On me dit que le Consul de France est absent. On me confie au Vice-Consul de Belgique. Un critique de cinéma irlandais se joint à nous. Malin, le critique qui nous branche sur le film " Les Visiteurs" , très approprié avec mon arrivée surprise et remarquée. On rit. Le Vice-Consul n'a pas vu le film. Dommage pour une soirée cinéma. Le critique de cinéma, lui, a oublié le nom de Christian Clavier, je le lui souffle. Il s'absente pour se diriger vers le bar. Je reste seul avec le Vice-Consul qui cherche maintenant sa femme. On évoque dans la conversation le rôle des Consulats dans l'aide aux ressortissants en difficulté à l'étranger. Il m'écoute à peine, toujours préoccupé par son épouse. Je m'écarte, je vois un jeune Chinois, habillé simplement. Je lui parle. J'apprends qu'il est professeur de cinéma à l'université de Hong Kong. Notre conversation est décontractée et presque chaleureuse. Un de ses collègues se joint à nous. La conversation reprend, toujours amicale. Ils veulent en savoir plus sur moi. Je leur donne l'adresse de mon blog, qui est vite trouvé sur le smartphone du professeur. Ils l'ont trouvé, ils sont maintenant rassurés, je suis sur internet.... La conversation peut reprendre. Le critique de cinéma irlandais réapparaît, il me tire par la manche et m'entraine vers le bar. Il m'offre un verre et s'en serre un également. Il me parle en anglais et en français. Il m'informe qu'il a été éduqué dans une public school dans le sud de l'Angleterre. Moi j'évoque ma rencontre avec un Anglais de Auckland (NZ), aristo aussi éduqué dans une public school de Londres. Il s'esclaffe. Il me dit être un aristo descendant d'une vieille famille irlandaise du 17 ième siècle. Décidément, ils sont partout, ces aristocrates.
Le début de la première séance est annoncé. Les invités se dirigent vers la salle de projection. Mon aristo/critique de cinéma ne bouge pas. Il se sert un autre verre de vin rouge, il remplit mon verre. Il fait vite parce que le personnel du bar range déjà les bouteilles et commence à le regarder d'un drôle d'air. Je lui fait remarqué que nous sommes les derniers à entrer. Il fait allusion au drapé de son costume qui, d'après lui, mérite le respect. Le personnel du bar fait quand même pression sur nous en rangeant les bouteilles et les verres. Une jeune femme du protocole arrive enfin pour nous sortir de là et nous demande de bien vouloir rejoindre la salle. Il se lève enfin, je le suis. La jeune femme nous place au premier rang. La situation m'amuse. Apparemment mon critique/aristo est vraiment la personnalité du cinéma de la soirée. Nous avons déjà manqué deux petits films sur les cinq. Au cours de la projection, il m'écrit un petit mot pour s'excuser de devoir interrompre notre conversation à cause du monsieur à sa droite qui est le représentant de l'Union Européenne à Hong Kong. A la fin des projections, il quitte la salle de son côté en conversation avec le dit Monsieur de l'UE, et moi je prends un autre escalier, le sourire aux lèvres, ravi de ma soirée.
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