Les petits bruits de la rue.
30 janv. 2021La douceur des mots.
Heureusement que nous avons les mots pour nous échanger nos émotions. Les mots, le langage sont des vecteurs puissants de l'émotion. Le cri, aussi très utile, en est un autre ( j'en parlerai une autre fois).
Mon ami Daniel m'a adressé de la lecture par la poste, des articles du journal La Croix, et du Parisien. Depuis que sa fille est journaliste au Parisien, il est devenu un fervent lecteur de ce journal.
J'ai lu un petit article de 400 mots écrit par Pierre Vavasseur dans le Parisien. A chaque fois que je tombe sur un de ses articles, je le lis avec beaucoup d'attention. Cette fois-ci Vavasseur nous relate son plaisir à traverser la Jardin du Luxembourg à Paris au petit matin pour se rendre à la gare Montparnasse, accompagné de sa valise à roulettes (il a dû se marrer avec le sol caillouteux). Il a profité du lever du jour, ce bouquet orange qui cavalait entre les arbres comme il écrit. Un très beau texte que j'ai relu trois fois pour le plaisir.
Les mots sont de prodigieux vecteurs de notre pensée, attention de ne pas les perdre.
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Lundi 25 Janvier 2020.
Les petits bruits de la rue m'ont manqué dans ma petite maison normande. Je ne vais pas dénigrer la campagne, c'est calme, c'est reposant Mais les bruits et les odeurs de la ville animent aussi la vie. Les bruits chassent aussi, cette notion de vide quand il ne se passe rien.
A Cannes, avec ma chambre qui donne sur la rue, je retrouve l'environnement citadin qui me manquait en Normandie. Les bruits extérieurs égaient toujours un peu. Les journées de confinement nous privent de ce petit plaisir. C'est pas grand chose, mais je me lève plus facilement le matin quand j'entends les lourds véhicules de nettoyage de la ville. Et il y a les trains. D'où je suis, j'entends les trains de la ligne Paris-Vintimille.
Ces bruits, comme la belle lumière du sud, sont un bienfait pour ma santé mentale. Les prisonniers privés de beaux bruits et de "belles lumières" doivent souffrir. Je n'ose pas y penser. La dure peine de l'enfermement.
J'ai ressenti quelque chose de cet ordre dans les chambres d'hôtel que je louais, quartier de Tsim Sha Tsui à Hong Kong, sans fenêtre; une ventilation électrique permettait le renouvellement de l'air. Sans lumière naturelle, il m'est arrivé de confondre la nuit avec le jour. Je me retrouvais ainsi dans la rue en pleine nuit. Je profitais toujours de cette confusion pour prendre un café au Mc Do de Victoria Harbour ouvert toute la nuit. J'aimais bien l'ambiance la nuit dans ce restaurant qui acceptait des clients tardifs, somnolant devant leur tasse de café, dans l'attente du jour nouveau. Une marque du bouddhisme chinois certainement. Je me sentais bien dans ce Mac Do en pleine nuit. Les clients et le personnel étaient calme.
Nous, occidentaux, nous avons souvent une idée fausse de Hong Kong. Certainement en partie à cause des films de Bruce Lee qui a tourné de nombreuses scènes à Hong Kong où l'acteur était aux prises avec les mafia et le grand banditisme.
La maladie de la planète terre.
La vie quotidienne des Français est toujours affectée par le covid 19. Je pense que la pandémie pourrait être mieux maîtrisée si on était plus discipliné en prenant au sérieux les gestes barrière qu'il faut appliquer. Le port des masques est souvent oublié. Quand il est mis, il ne couvre pas toujours le nez, ou encore il est sur le cou. Et il y a ces gens qui font la causette en sirotant leur café devant les bistros. Les gestes barrière sont oubliés. Les clients sont contact en permanence. La distance de sécurité d'un mètre est complètement oubliée. Un constat très désagréable de voir combien les gens voudraient que l'épidémie se termine et ils ne font rien pour. Face à la vaccination, c'est aussi la confusion totale. On est pour, on est contre, le gouvernement achète des millions de doses qui n'arrivent pas...Les médias n'arrêtent pas de nous donner des informations de toutes sortes, on compare même les pays entre eux. Alors que souvent c'est difficilement comparable. Je me suis inscrit pour être vacciné, et j'attends toujours que l'on me donne le premier rendez-vous.