Gare de Glasgow.
Gare de Glasgow.Gare de Glasgow.

Gare de Glasgow.

Vendredi 23 octobre 2020

En visite chez des amis de Clamart, ville de 55000 habitants,  dans la banlieue sud de Paris.

   Pour parvenir jusqu'à chez mes amis, je me suis coltiné le passage de nombreux travaux, j'ai d'abord eu droit au contournement de la rénovation de la gare Montparnasse. Paris aura une belle gare, en attendant c'est galère pour trouver son chemin. Pépé Alinos a souffert, je portais sur mon dos une imprimante multifonction Brother qui pesait son poids. Arrivé à Clamart, rebelotte, d'autres travaux m'attendaient avec la construction d'une ligne de chemin de fer, la Ligne du Grand Paris. Cela fait maintenant des années que  les travaux ont commencé. Une fois terminé, ce sera magnifique. Une voie ferrée pour amener les banlieusards directement aux aéroports d'Orly et de Roissy.

   Malgré tous ces désagréments, je continue à aimer les gares. Pendant des années j'ai erré dans toutes les gares parisiennes : gare du Nord, gare Saint Lazare, gare Montparnasse, mais aussi la gare d'Orsay avant de voir cette dernière livrée aux démolisseurs. Une gare fantôme qui sentait bon la poussière et la chaleur des essieux des trains de la ligne Rive Gauche qui était encore utilisée.

   A l'étranger, aussi, j'ai aimé les gares. ll y a eu aussi la Gare Victoria de Londres où j'ai rencontré une jolie petite anglaise, sans train pour rentrer chez elle, que j'ai hébergé à l'hôtel où je travaillais. La gare de Saint Pancras où s'est tenu récemment une superbe Flash Mob sous la direction de la compagnie "Living the Dream", la gare de Waterloo qui déversait des milliers de banlieusards qui se rendaient à la City de Londres. 

   Dans les années 60, les trains de banlieue londoniens fonctionnaient au diésel, on sentait les fumées et l'huile chaude des mécaniques. Il y avait aussi les bruits claquant des mécaniques. Les haut-parleurs donnaient des informations aux voyageurs que je ne comprenais pas, ce qui rajoutait encore au dépaysement.

   J'aime les gares, pour les trains (certes), mais aussi parce que c'est un endroit de peuplement où les gens sont immobiles, assis ou debout, où on peut encore flâner. J'avais l'impression de fréquenter des gens. sans les connaître.  Un endroit où je ne sentais pas seul. Rien à voir avec les trottoirs, des voies de grandes circulations, où on ne fait que passer, sans intérêt pour celui qui cherche un peu de chaleur humaine.

   A l'étranger, toujours, je n'ai pas oublié la gare de Munich où j'allais les dimanches manger ma saucisse polnische avec senf et brötchen (saucisse polonaise et moutarde et petit pain). C'était ma sortie du dimanche midi. Je n'avais pas mieux à faire les dimanches à Munich, comme ailleurs, le dimanche est un jour à se flinguer. Au moins, là, je rencontrais du monde, toujours les mêmes, des émigrés turcs qui étaient là pour discuter avec des coreligionnaires. Moi, je n'avais personne avec qui parler, mais c'était bien quand même.

   L'année dernière j'ai pris le train à Glasgow pour me rendre jusqu'au ferry pour embarquer pour l'île de Bute. J'étais tout content d'être dans cette belle structure métallique du 19 ième. A cette époque Glasgow était considérée comme la deuxième ville de l'Empire Britannique, après Londres.

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