Bernard Ollivier, son arrivée en Chine accompagnée  d'Ulysse, sa carriole.
Bernard Ollivier, son arrivée en Chine accompagnée  d'Ulysse, sa carriole.

Bernard Ollivier, son arrivée en Chine accompagnée d'Ulysse, sa carriole.

les trois ouvrages de Bernard Ollivier sur sa longue marche.

les trois ouvrages de Bernard Ollivier sur sa longue marche.

     Parmi tous les livres récupérés dans la boîte aux livres de Mandelieu, j'ai trouvé le livre de Bernard Ollivier "longue marche" en trois volumes. Je me suis régalé. Un type qui a fait à pied la Route de la soie (12 000 kilomètres) d'Istanbul à Xi'an en Chine. Voici un retraité qui donne un sens à la vie, quand beaucoup de retraités restent à ne rien faire parce qu'ils ont cessé de travailler. Aujourd'hui, avec notre système de retraite, on peut encore rester actif. Bernard Ollivier nous montre que l'on peut marcher, marcher beaucoup, marcher longtemps.

    Marcher est bon pour le moral, tous les philosophes vous le diront. Emmanuel Macron, notre président philosophe, n'a pas choisi En Marche par hasard.C'est toujours en marchant que l'on découvre quelque chose que l'on ne connaissait pas. Beaucoup de syndiqués  de la SNCF feraient bien de commencer à marcher avec Emmanuel Macron, plutôt que de prendre le train...

Dans trois jours,  c'est le Festival du Film de Cannes. 

   Cette année, j'ai bien failli de pas être accrédité cinéphile. le service qui délivre les accréditations cherche à réduire le nombre de bénéficiaires. C'est vrai nous sommes très nombreux à chercher à voir des films gratuitement. Il y a ça, mais aussi l'ambiance du festival que nous recherchons, l'excitation qui accompagnent le festival. J'aime bien. Cette année je vais essayer de voir plus de films de la sélection officielle, en soirée,  à la grande salle Lumière. Pour les séances de 20 h 30 et de 22 h 30, les spectateurs doivent être habillés, en smoking, nœud papillon pour les hommes et robe de soirée pour les dames. Pour le Festival de Cannes, j'ai acheté un costume noir strict à Shenzhen en Chine. Je suis content de mon achat parce que, ce costume est indispensable à Cannes pour le festival en soirée, salle Lumière, et aussi parce que la vendeuse chinoise qui me l'a vendu, était si contente de cette vente que je m'en réjouis encore aujourd'hui. De France on ne peut pas se rendre compte combien la vie en Chine peut être difficile pour les petites gens.

   Je vais essayer d'écrire quelque chose sur les films que j'aurai la chance de voir. Ce n'est pas gagné parce que je n'ai pas le vocabulaire technique pour commenter un film. Je sais, avec l'âge,  que je suis bon public. Je sens quand un film est bien fait, quand les émotions passent avec le public. Mais comment décrire tout ça avec des mots pour que le lecteur comprenne. C'est très difficile. je vais peut-être, comme les années précédentes, écrire : j'ai aimé...ou je n'ai pas aimé... C'est maigre.

    Alain Madelin : "Quand les autruches relèveront la tête",Robert Laffont 1995.

   J'ai trouvé ce livre dans la boîte à livres de Mandelieu la Napoule. Je l'ai feuilleté dans le bus A en rentrant chez moi. Alain madelin ne dit pas des choses très éloignées de idées d'Emmanuel Macron, hormis peut-être l'intervention de la France en Irak, il était pour.

   Sinon, il était pour le soutien aux entreprises et était très critique sur l'absence de réformes qui faisait de la France un pays de rentiers, en route vers le naufrage économique. Il avait raison avant tout le monde. Il a été gentiment été écarté. C'en était fini pour lui. Comme dit Brassens, il n'est parfois pas bon d'avoir raison avant tout le monde.

   Je n'ai pas oublié qu'il a été membre du groupuscule "Occident", groupe fascho des années 68. Mais combien de membres du Parti Socialiste ont été membres des groupuscules trotskistes ou maospontex,  qui n'étaient pas aussi des anges et récitaient des conneries de théoriques politiques qu'on n'oserait pas déclamer aujourd'hui à haute voix.

Festival du film de Cannes.

     Cette année, je vais essayé de dire quelque chose, jour après jour, de chaque film vu au festival. Est-ce que je vais tenir ? J'ai prévu essayer de voir, en séance du soir, un film de la sélection officielle. Pari difficile. Rentrer chez moi vers minuit ou même plus tard. Rédiger pendant la nuit ou tôt le matin. Et repartir à la pêche de nouveaux films en début d'après-midi. Vais-je tenir ce rythme pendant tout le festival qui dure quand même dix jours. A mon âge, je risque quoi ? Rien de bien grave. Dès que la fatigue sera insupportable, je me coucherai et on n'en parlera plus. Voilà la vie d'un retraité. On fait ou on ne fait et cela change rien pour les autres. Dur.dur. Il faut accepter le naufrage.

C'est pas la fête des mères. C'est pas grave, n'importe, en plus j'aime pas les fêtes.

musique populaire, musique d'entrain. je ne me lasse pas.

Festival de Cannes.

   Pour  l'heure, je ne peux pas dire que le festival a bien commencé. Le premier jour j'ai essayer de rentrer salle lumière pour voir le film de la séance inaugurale. J'ai mis mon costume d'apparat pour entrer dans le lieu mythique en présence des personnalités du cinéma. Personne ne m'a remis le précieux sésame pour monter les marches, déçu je suis rentré à la maison, pas complètement quand même. Là où je m'étais posté, j'ai pu voir de très jolies femmes qui prenaient la pose pour les nombreux photographes présents à côté de moi. Les photographes se disputaient les meilleurs places. Je n'ose pas imaginer un pareil tohu-bohu en Suisse ou en Allemagne. Il y a des jours, je profite bien de l'esprit français.

   Hier le 9 mai, je n'ai vu qu'un seul film dans la salle du Soixantième, salle d'appoint que le Festival a créé  il y a quelques années. Une espèce de chapiteau de forme parallélogramme, pas bien sonorisé (on entend les bruits de l'extérieur). Bref, j'ai vu le film que j'ai raté la veille : Todos Lo Saben (Everybody Knows) de Asghar Farhadi. Film iranien Une histoire de kidnapping qui se passe en Espagne. J'ai n'ai pas aimé. La salle est restée silencieuse à la fin de la projection, mauvais signe. Quand on aime, à Cannes on applaudit. Il ne se passe pas assez de choses dans ce film, alors on est sur des longueurs,  faire un film de 2 h12, quand on a  rien à dire, çà ne marche pas. Un film en deux partie. D'abord on voit une belle famille de vignerons, apparemment à l'aise financièrement qui se réunit pour un mariage. Un beau mariage. Un grand mariage. Une première longueur. La deuxième partie c'est le rapt d'une jolie jeune fille. Une rançon est réclamée. La famille n'a pas l'argent. S'en suit de vives explications à l'intérieur de la famille sur la propriété de la terre. La fin est aussi escamotée. On sait à peine qui sont les auteurs de ce kidnapping. C'est cette fin qui nous renseigne sur le thème du film : radiographie d'une famille espagnole face à la propriété de la terre. Je me suis ennuyé.

Festival de Cannes le 10 mai 2018, à 16 h 30.

   J'ai réussi à voir un film : Donbass par Sergei Loznitsa,film ukrainien. Film un peu fou où le burlesque est collé au dramatique. Les spectateurs n'ont pas auréolé la fin du film f'un tonnerre d'applaudissements.  Pas grave. C'est un bon film sur les conneries de la dernière  guerre civile en Ukraine. Le montage est astucieux. Il y a une scène burlesque d'un mariage au sein des troupes pro-russes. 

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