Jeudi 7 septembre 2017

   Demain je  quitte Hong Kong pour Bangkok, de là je rejoindrai Singapour. J'aurais pu trouver un vol direct pour Singapour. Un gain de temps certes, mais comme les compagnies aériennes surfacturent les vols aller-simple, je préfère repasser par Bangkok, quitte à dormir une nuit à la dure dans l'aéroport. Je ne suis jamais malheureux dans un aéroport. D'ailleurs quitter la chambre pourrie de Hong Kong est un grand soulagement. 

   Hier, au nord de Kowloon, j'ai découvert un escalier de plusieurs centaines de marches qui montait tout droit jusqu'à une énorme réserve d'eau qui alimente tout un quartier de Hong Kong. Tout autour une piste de course à pied y avait été installée. Ce lieu était presque désert. J'ai quand même croisé une européen qui s'est avéré être anglais. J'ai parlé avec lui. Il m'a informé que le "grand" Bruce Lee faisait son sport, quand il était à HK, sur cet espace. Lui aussi  montait le grand escalier. Ce charmant monsieur anglais m'a invité à boire a cup of tea chez lui. En c'est une bière que nous avons bu. Il habite au dernier étage d'une tour d'habitation de 18 étages sur Waterloo Road. Il vit dans un bel appartement et possède en plus un jardin à lui sur la terrasse et un studio séparé de l'appartement. J'étais heureux de cette invitation qui me permettait de voir qu'à Hong Kong on pouvait être bien logé. Ce monsieur un ancien haut fonctionnaire de l'administration anglais du temps de la colonisation, a souhaiter rester vivre à HK sous l'autorité chinoise et hong kongaise. 

Un fait divers à Hong Kong.

   Un histoire de couple qui finit mal. La Femme s'aperçoit que son mari la trompe,  elle demande le divorce, il quitte l'appartement furieux, il revient deux jours plus tard, blesse grièvement l'épouse, la jette par la fenêtre du 28 ième étage et se se précipite aussi dans le vide. 

   Des choses comme cela arrivent de temps en temps, mais en continuant la lecture  de l'article de journal, je lis que les appartements, de ce fait, vont perdre 20 à 30% de leur valeur du fait de ce drame. C'est ainsi dans un pays où la superstition est présente dans la vie quotidienne des Chinois. Un autre exemple. La plaque minéralogique de voiture portant le numéro 9413 a été vendue aux enchères par le Ministère des transports, 98 000 HK Dollars (8000 €). Un chiffre qui devrait porter chance à son propriétaire. 

   Sinon, rien de spécial sur le  front de Hong Kong. Je traîne ma carcasse dans mon quartier à la découverte de l'insolite, de la petite chose qui me surprendra ou me fera sourire. Depuis quelques jours j'ai un restaurant attitré : Le café de Coral. Je fais une fixation sur leur bœuf-curry avec du riz. C'est copieux, c'est bon et cela ne coûte que 56 dollars de Hong Kong, soit 6,50 euros. Ce Café de Coral est un restaurant rapide. Genre self-service. A l'entrée, on trouve, en image,  tous les plats qui sont proposés et disponibles. On paye à une caisse. On se rend à un comptoir où Cinq à 6 personnes vous servent le plat commandé sur un plateau. C'est très rapide. En deux à trois minutes, on a la totalité de la commande sur le plateau, on s'installe quelque part pour manger. Avec cette technique, des centaines de personnes sont servies très rapidement. Il ouvre à 6h45 jusqu'au soir 21 heures. Rien à voir avec notre bon vieux self-service à la française où les gens se servent eux-mêmes et ne fonctionnent en fait que pour le repas de midi. Ici les gens mangent à n'importe quelle heure de la journée. Dès 7 heures du matin on peut manger un bol de riz.

Lundi 4 septembre 2017 à 8H00.

    Hier soir à  21h30, j'ai entendu quelques conversations dans le couloir, je n'y ai pas prêté plus d'attention que ça parce que ici, les gens parlent fort. (Aucune éducation !). Quelqu'un a finit par frapper à ma porte. Je n'ai pas ouvert tout de suite, je me suis contenté d'un : "Who is-it ?". Une voix a répondu : "reception". j'ai ouvert. L'employé de l'hôtel m'a informé que l'électricité sera coupée de une heure du matin à six heures. L'ascenseur ne fonctionnera pas. Il m'a incité à recharger mon téléphone. Je me suis contenté d'un : "I am not going out". Sur le moment je n'ai pas pensé à la climatisation. Une chambre minuscule sans fenêtre et sans climatisation....Dur-dur. J'ai rechargé mon téléphone pour avoir de la lumière au cas où j'aurais à descendre les 11 étages par l'escalier sans lumière pour prendre un peu d'air au rez-de-chaussée. Quelle affaire ! J'ai mal dormi, inconsciemment, j'ai attendu la coupure, elle n'est pas venue. Bon. On tourne la page. N'empêche un nouveau typhon de force 3 qui devrait passer à 4, est maintenant arrivé sur Hong Kong.  On est bon pour quelques jours de mauvais temps, j'espère que je pourrais prendre mon avion vendredi à 14 heures pour Bangkok, sinon je risque de raté mon deuxième avion pour Singapour. C'est pas une vie pour un vieux affaibli par l'âge et la maladie... 

Le restaurant traditionnel de Hong Kong.

   Je viens de manger dans une Dim Sum, un restaurant traditionnel de  Hong kong, chez Hin Heung dans le quartier de Central. Mon expérience n'a durée qu'une petite heure, mais c'était vraiment bien. J'avais relevé dans un dépliant touristique qu'il existait un salon de thé traditionnel chinois, toujours ouvert, comme au siècle dernier. Je l'ai trouvé, même un peu caché, je l'ai trouvé.  A peine entré dans la salle de restaurant, j'ai été complètement emporté par l'ambiance complètement dingue. A 10h30, ce samedi matin, la salle était pleine de clients. Certains groupes attendaient debout. Quelqu'un m'a attrapé le bras pour me faire asseoir à leur table. Je n'ai jamais vu ça. Bêtement j'ai demandé si quelqu'un parlait anglais. Evidemment je n'ai eu aucune réponse. J'ai vu que la table de huit était composée de personnes qui ne se connaissaient pas forcément. J'étais dans un autre monde. Une théière était au milieu de la table mais avec seulement de l'eau chaude. J'avais devant moi une petite coupelle, deux baguettes et un cuillère. Quelqu'un de la table m'a  expliqué comment je devais chercher mon plat au trolley parce que différents plats entre en salle sur des chariots . Personne ne sait à l'avance ce qui sortira de la cuisine, ce qui explique un certain mouvement de foule... Une fois que le trolley entre en salle. On choisi son plat, le préposé au trolley coche le ticket remis à l'entrée du restaurant. J'ai pris quelque chose de méconnaissable. Viande ? Légume ? Je n'en sais rien. J'ai du me débrouiller avec les baguette et la petite cuillère. Mes voisins de table m'ont encouragé à persévérer pour attraper ma nourriture. pour le thé, c'était aussi compliqué quelqu'un m'a encore aidé.

 

   Une expérience fabuleuse. Je comprends mieux pourquoi on dit de la cuisine chinois est tout un art. 

 

Une salle très animée. Manger dans ce restaurant, est une fête !
Une salle très animée. Manger dans ce restaurant, est une fête !

Une salle très animée. Manger dans ce restaurant, est une fête !

Samedi après-midi au Centre commercial de Harbour city.

   Un monde fou. Beaucoup de jeunes. Shopping dans un grand centre commercial plein de boutiques de luxe, il me semble que c'est la sortie préférée des jeunes, doublée d'une sortie restaurant. Ce n'est pas la première fois que je visite ce centre commercial un samedi. C'est toujours très impressionnant de voir ces gens qui viennent pour se distraire, mais aussi pour acheter. Ils viennent avec des valises pour faciliter leur retour à la maison, prendre leur bus ou le métro avec leurs achats. J'ai été particulièrement touché par les boutiques estampillées PARIS. La réputation et la qualité française se vendent bien à Hong Kong. Bernard Arnault est la star du luxe. Le Président de LVMH  a réussi à développer son groupe avec des qualités que beaucoup de chefs d'entreprises envient. Mais les entrepreneurs français retrouvent petit à petit le moral, particulièrement ceux qui font dans la qualité.

   J'ai vu au centre commercial un pâtissier (pas Français celui-là), installé à une bonne place, faire un tabac. Une attente de plusieurs minutes devait être nécessaire avant de pouvoir s'installer à une table et déguster un joli gâteau à la crème. A travers la vitre, je pouvais voir combien le personnel était délicat dans l'accueil des clients.  Pour les clients qui ne mangeaient pas sur place, les gâteaux étaient bien enveloppés et placés dans un beau sac à papier. Je n'ai encore jamais vu ça en France, sauf peut-être pour les pâtissiers de l'avenue Saint Honoré ou Fauchon que je ne fréquente pas. En France on doit se trimbaler avec le carton de gâteaux à bout de bras. J'ai connu ça dans les années 50 et 60, aucune amélioration en 60. Il est grand temps que les commerçants fassent un plus gros effort pour plaire à la clientèle.

L'ile et le quartier de Central fait d'ancien et de modern. On ne s'en lasse jamais. Une image aussi des philippines girls qui prennnent un peu de repos, assis par terre, faute de mieux.
L'ile et le quartier de Central fait d'ancien et de modern. On ne s'en lasse jamais. Une image aussi des philippines girls qui prennnent un peu de repos, assis par terre, faute de mieux.

L'ile et le quartier de Central fait d'ancien et de modern. On ne s'en lasse jamais. Une image aussi des philippines girls qui prennnent un peu de repos, assis par terre, faute de mieux.

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