La Grèce sur la sellette

      On aura tout vu et entendu. On parle de reconstruire un Etat moderne en Grèce avec de nouvelles institutions. Je me demande s'il est vraiment nécessaire de tout démolir. Il faudrait plutôt revoir point par point ce qui ne fonctionne pas. Le cadeau que l'Etat grec fait aux armateurs et à l'église orthodoxe grecque, sont peut-être à reprendre ?

        Aujourd'hui les responsables grecs acceptent un plan de restructuration à peu près identique à celui avait été refusé il y a trois semaines. Les Grecs semblent mettre de l'eau dans leur vin. Ils se montrent maintenant plus compréhensifs. Un référendum s'est tenu dans le pays, ils s'est soldé par un refus des mesures d'austérité demandées par Bruxelles. Il ne pouvait pas en être autrement. Beaucoup reste à faire dans le pays : le régime de retraites trop généreux, la TVA qui peine à rentrer, les dépenses militaires importantes...Les responsables de la gestion de l'Eurozone sont exaspérés, ils menacent toujours de sortir la Grèce de l'Euro. Je comprends leur exaspération, la Grèce a pris l'Europe pour une imbécile. Elle a trompé l'Europe sur les compte et s'attend à être traité en égale..! Il est difficile de retrouver la confiance une fois perdue. Les chefs d'Etat des 28 pays et leurs ministres des finances ont perdu beaucoup de temps avec cette affaire. Mme Lagarde du FMI, a été la première à crier son impatience devant tant de nullité dans les négociations. Je me souviens aussi du mauvais accueil qui avait été fait aux hauts fonctionnaires de l'Union Européenne (la Triac) qui se rendaient régulièrement à Athènes pour aider le pays à se redresser économiquement. Ces allers-retours inutiles étaient éprouvant pour l'Union Européenne et vexatoire pour le peuple grec.

      Je crois que avec les problèmes actuels de la Grèce sont un exemple de ce que peut faire le populisme en action. Les gouvernants se veulent démocrates avec leur référendum qui n'a été que de la poudre aux yeux. Il fallait s'attendre au NON et une semaine plus tard le Premier Ministre du pays accepte les mesures d'austérité refusées par le peuple. Joli exemple de démocratie directe. Le référendum a servi a rien puisque le gouvernement a fait l'inverse de ce qu'a demandé le peuple par référendum. Etre en charge d'un pays de 11 millions d'habitants demande un minimum d'expertise politique et économique...L'extrême gauche au pouvoir en Grèce semble bien là débordé. Espérons que des Colonels grecs n'auront pas l'idée de faire un nouveau coup d'Etat .

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