Il n'est pas encore 6 heures du matin, et je suis déjà devant mon ordinateur. Comme chaque semaine, je m'installe pour la  causette hebdomadaire. Faire un blog, c'est quand même une conversation à part. D'abord, on parle, mais tout seul. Il y a quand même l'espoir d'être entendu. Mais par qui ? On n'en sait rien. On ne le saura d'ailleurs jamais. Que des anonymes.


Le blog d'Alinos est un message que j' envoie sur le web, comme jeter une bouteille à la mer. Comme le naufragé qui rassemble des dernières pensées avant de couler définitivement. C'est d'une simplicité biblique.


  Il ne faut tout de même pas dramatiser. Quand on en encore la force d'écrire, c'est que tout n'est pas perdu. Je continue à communiquer. Robinson sur son île, avait créé, en quelque sorte une mini société à lui tout seul pour ne pas devenir fou (Michel tournier: Vendredi ou les Limbes du Pacifique). La bouteile que je mets à la mer est pleine d'une page de mots, avec quelques images. Elle est mon réconfort de la semaine. Bien sûr, cette communication asymétrique ne peut pas être confondue avec de vraies relations humaines, vivantes et chaleureuses.

 

Quand même, de temps en temps, quelqu'un ouvre la bouteille et lit son contenu (environ 10 à 15 clics par jour). Et puis, j'ai quelques mails sympatiques. Je ne suis pas pour les commentaires qui ne m'apportent rien tant qu'ils ressemblent à des appréciations d'enseignants.


J'aime bien le mot naufrage, il n'est pas si nul que ça. Il peut aussi faire peur. Je l'ai lu dans la vieillesse de simone de Beauvoir: "Le vieillesse est un naufrage" a-t-elle écrit. J'en ai eu froid dans le dos. Mais, il y a quand même le naufragé volontaire, Alain Bombard, 65 jours dans l'Atlantique sur un canot pneumatique. Le mot naufrage trouve encore un peu de vigueur.

 

Il y a aussi l'histoire affreuse des naufragés de la Méduse qui n'ont pas su comment survivre sans nourriture, dont la plupart a péri dans des conditions effroyables. Je revois évidemment le grand tableau de Géricault qui trônait à une certaine époque en plein milieu de la grande galerie du Louvres. Cette image romantique d'un naufrage et de la mort m'a longtemps troublé.

 

 

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 Avec cette grosse digression, il est presque 8 heures. Aujourd'hui, je vous dirai quelques mots du Carnaval de Bâle, accompagnés de quelques photos.

  Je reviendrai ensuite sur l'affaire Goodyear/Dunlop qui me tape sur le système.

 

 

 

Le carnaval de Bâle, édition 2013.

  Comme les années précédentes, le carnaval de Bâle a été radieux. Plein d'imaginaire dans les rues de Bâle. Un ravissement. Les Waggis (personnages avec un gros nez et des dents qui mangent dehors), ont généreusement distribué des sucreries et des mandarines aux nombreuses mains agitées.


  Cette manifestation est très populaire. Sous les déguisements, on ne distingue plus les riches des pauvres. Une fois par an, la ville de Bâle est rassemblée dans cette fête. Le carnaval est célébré dans la bonne humeur. La fin de l'hiver est célébré dans la bonne humeur.

 

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Cette dernière photo

pour mes amis de Saint Gaudens qui aiment le patch work !

 

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L'actualité Goodyear-Dunlop

 

  Le président de l'entreprise américaine Titan a bien fait parler de lui en écrivant une lettre au Ministre Montebourg, grand défenseur des entreprises en perdition. C'est vrai que sa lettre n'était pas piquée des vers. L'opinion publique, ainsi que la CGT, s'en est émue, bien que cette organisation syndicale ne fait pas non plus dans la dentelle quand il s'agit de taper sur les patrons. C'est vrai qu'en France, surtout quand on s'adresse à un ministre, on a l'habitude de mettre les petits plats dans les grands. Les Français continuent à aimer les ornements et d'apparat. On est tellement dedans qu'on ne s'en rend même plus compte.


  Les Américains sont moins formels et plus directs que les Français. Ils ont cassé avec leurs aïeux aristocrates. Et le beau langage des salons de France (revoir Ridicule de Patrice Lecomte) leur est bien inconnu. Beaucoup d'entrepreurs américains ont encore les mains dans le cambouis et quand il faut appeler un chat un  chat, ils le font. Au diable le langage chatié des chanteurs d'opérette !


  Monsieur Taylor, patron de Titan, même si son entreprise de pneus est plus petite que Michelin, a eu raison de parler librement, même si c'était par écrit. On peut être ou ne pas être d'accord sur le fond, mais, moi, personnellement, je suis d'accord sur la forme. Je reconnais là l'esprit américain, l'esprit pionnier qui sait faire la différence entre le principal et le subordonné. 


  Je ne vais pas revenir sur la position "désespérée" de la CGT dans le conflit. Elle a emmené les travailleurs vers une lutte idéologique sans issue, où, en raison des conditions économiques actuelles, la lutte frontale avec l'économie, ne peut lui  être que fatale.

  Les salariés de l'usine Goodyear/Dunlop, dans une situation équivalente, ont été beaucoup plus réalistes et pragmatiques, aujourd'hui, ils ont encore leur emploi et risquent de le conserver.

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GOOD YEAR DUNLOP

 

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