Cannes et le Festival du Film.

   Je n'ai pas demandé de carte de cinéphile cette années. En 2018, elle m'avait déjà été donnée de justesse. Les conditions d'attribution avaient été changée et je n'en était pas informé.  Déjà, je ne me sentais pas très bien physiquement pour faire une heure de queue avant la séance, sans être certain d'être admis à entrer. Dans mes "années folles" (années 90) je voyais en moyenne 30 films par festival. Je me gavais de films et j'aimais ça. Ce n'était pas uniquement "voir les films" qui m'intéressait, c'était aussi l'ambiance, le contact avec le monde du cinéma. J'avais du culot, dans ces années-là. Je me promenais avec un appareil photo, je faisais semblais d'appartenir à ce monde du cinéma. J'abordais les huissiers (les gardes) en anglais, certains me laissaient entrer. Une fois même, je me suis enfermé dans une toilette. Le garde n'a pas insisté dans la porte fermée. Une autre fois, je me allongé de tout mon long entre deux allées de sièges, je n'ai pas été découvert. Une année le représentant du  Conseil Régional m'a donné un badge pour entrer dans le Blockhaus, ce qui m'ouvrait beaucoup d'accès. Je pouvais manger des glaces, boire du bon whisky irlandais Jameson, boire des cafés Senseo. C'était la Conquête de l'Ouest !

   Grâce à l'excitation du moment., je n'étais plus moi-même, j'étais l'ombre de moi-même qui s'était perdu  dans l'espace cinéma. C'était envoutant, un sensation vraiment très agréable.  Je retrouve cette même excitation dans le regard des photographes qui attendent les stars du cinéma à la montée des marches. Ils sont comme des enfants pour la première fois dans les bras du Père Noël pour la photographie dans un grand magasin.

   Cette année, en me promenant dans les rues de Cannes, je vois cette excitation dans les yeux et la démarche rapide des festivaliers. Ils sont pressés, ils ont plein de films à voir et de gens à rencontrer. Je suis content pour eux. Ils vivent une belle aventure.

Quelques jours in Paris.

   J'ai réussi à m'éjecter de Cannes. Pour quelques seulement, mais c'est bien de voir les amis, de les revoir avant la fin du monde, de notre monde. Une fois mort. Tout s'arrête. Nous et aussi les autres. C'est pas nécessaire de continuer comme ça nous sommes tous d'accord.   Nous devons cesser de nous lamenter, le Mur des Lamentations est bien trop loin d'ici, et je ne suis pas Juif.. Alors ça sert à rien de se lamenter. En ce moment, c'est Edgar Morin qui est d'actualité. Il a eu 100 ans, il y a quelques jours. Les plateaux télé se l'arrachent. J'ai revu son parcours de vie sur Wikipédia : un héros ! Il a été sur tous les fronts depuis sa participation dans la résistance. On devrait lui garder une place au Panthéon. En plus en voilà bien un qui ne croit pas en Dieu. Il se dit "agnostique" et incroyant radical". Il apprécie le Bouddhisme, sans dieu.

   Ce soir (11/07/21), je vais essayé de revoir un de mes films cultes qui passe sur Arte à la télé. J'ai eu la chance de le voir à Cannes en 1991 sous les applaudissements des Festivaliers : Retour à Howards End. Un beau film (littéraire)  sur l'être humain en société dans l'Angleterre aristocratique du début du 20ième siècle, réalisé par James Ivory, avec la participation de Emma Thompson et Anthony Hopkins. Que du beau monde. 

 

Festival de Cannes
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