Suite à l'accident en Gironde où 43 personnes ont trouvé la mort. Accident terrible qui nous rappelle que les conducteurs ne sont  jamais assez vigilants.

  Comment cela a-t-il été possible ?

  Ce genre de question est souvent posée. J'ai ma petite idée sur la question. Les routes secondaires ne sont pas dangereuses en France. Les routes sont seulement dangereuses quand   un virage très serré, non signalé, qui fait suite à une ligne droite où les véhicules roulent à 90 km/h, ou si un animal traverse subitement la route devant votre véhicule ou bien si un véhicule en panne, non signalé,  bloque la circulation.

  Ce sont des exemples qui montrent bien que les routes sont en soi, neutres.  C'est la même chose si vous me demandiez si la circulation est dangereuse en ville.

  Le vrai problème est le suivant : la plupart des conducteurs conduisent à l'aveuglette, surtout dans les voies secondaires, les routes de campagnes. Ils imaginent que la route devant leur véhicule sera dégagée, comme derrière un virage par exemple.

  A mon avis, ils vont beaucoup trop vite par rapport à la visibilité qui s'affiche derrière leur pare-brise. Comme sur ces routes, il n'y a pas beaucoup de circulation, ils pensent que personne n'arrivera en face. Et si un autre véhicule se pointe, ils espèrent que leurs réflexes et leurs super- freins ABS anti-blocage fera le reste pour s'arrêter à temps.

  Là réside le problème : les automobilistes aiment la vitesse, même sur les petites routes, car conduire trop vite,ce n'est pas toujours faire de la vitesse, mais c'est surtout rouler à une vitesse excessive par rapport aux conditions de circulation. C'est  conduire à une vitesse qui ne nous permet pas de nous arrêter en cas de nécessité.

  Cet accident, entre un  autocar et un gros camion, même vide, est le résultat de la  vitesse excessive, de la part de l'autocar certainement ou peut-être des deux véhicules.

On dit que le camion s'est déporté sur la gauche dans le virage. Que dire à ce sujet ? Tous les camions le font surtout quand ils roulent sur des petites routes quand ils abordent un virage. Ils prennent large pour que l'arrière droit du véhicule ne morde pas le bas-côté de la route. Pendant quelques secondes, ils représentent un danger pour les véhicules qui viennent en face.

 Si en face un véhicule arrive un peu vite et de plus si c'est un autocar, l'accident risque bien d'être inévitable.

  Il existe aussi un facteur aggravant. Les deux gros véhicules étaient conduit par des chauffeurs locaux qui devaient bien connaître cette route peu fréquentée, une raison de plus pour se sentir confiant, trop confiant. Je suis persuadé qu'un chauffeur de car étranger à la région aurait abordé le virage avec plus de précautions.

  Quand un conducteur qui va, à mon avis, trop vite, me dit : "t'inquiète pas, je connais la route", je ne suis pas pour autant rassurer, au contraire.

  Sur ce, je vous souhaite Bonne Route.

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