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ma nouvelle lampe qui me vient d'Emmaüs, je n'ai malheureusement pas

l'endroit qu'il faudrait pour la mettre en valeur.

 

Vendredi Saint en Alsace

C'est le jour de lapins qui dressent leurs grandes oreilles dans les jardins publics des villes et villages. Ils sont charmants. Je ne savais pas que les lapins étaient associés aux fêtes pascales. Je comprends que l'on rechigne à manger du lapin, surtout pour les fêtes de Pâques.

  Les oeufs peints sont aussi les vedettes de l'évènement. Le centre commercial allemand où je vais faire mes courses, croule sous une montagne d'oeufs de toutes les couleurs, vendusa 25 cents l'oeuf. A ce prix là, on peut se permettre une douzaine, de quoi distraire les enfants avec une recherche d'oeufs de Pâques dans les jardins.

  Ce matin, jour de la cérémonie du lavement des pieds, les commerces et les entreprises sont fermées : un jour férié en Alsace et en Suisse et en Allemagne. Je me laisse toujours surprendre. Je pense que samedi les magasins vont de nouveau ouvrir. Je n'imagine pas une fermeture des commences pendant quatre jours. Le chiffre d'affaire en prendrait une belle claque.

  Ces fêtes de Pâques m'indisposent. Comme chaque année d'ailleurs.  Je regarde les gens acheter, acheter, acheter encore, pour que rien ne manque en ces jours pascals. Ca m'indispose. La valeur BOUFFE est au centre de nos préoccupations, à Pâques on pense plus à ce que l'on va manger qu'à la mort du Christ (pour les croyants).

  Comme je disais, je suis étranger à ce rituel pascal. Un extra-terrestre. Comme dans "Der Himmel über Berlin" (les Ailes du Désir) de Wim Wanders, quand les anges descendent jetter un coup d'oeil sur la société humaine qu'ils ont récemment quittés. Pas complètement, toutefois, car un d'entre eux décide, par amour de redevenir humain. Pas facile d'être double. Les fous doivent connaître cette confusion.

   La matinée s'annonce bien, la chaleur est déjà presque là. J'ai fermé les volets de l'appartement. La lumière naturelle m'empêche de penser (...), je lui préfère une lumière artificielle avec abat-jour (voir photographie). Mon vieil ordinateur est un excellent pick-up... Il joue du Andrea Bocelli. Mon ange à moi. Je n'ai pas besoin de me shooter avec quelque chose de dur et de malsain. Une belle voix de ténor suffit. 

Tout à l'heure, j'ai imprimés quelques mois des pages de mon blog. Je ne l'avais pas encore fait. Je boudais mon fils qui a oublié son père.Je vais quand même l'imprimer, ce blog.  J'aurais peut-être des  petits enfants qui chercheront à en savoir plus sur leur grand-père. Je sais, moi-même, si peu sur mes origines. Les grands parents du côté de mon père sont de parfaits inconnus. Un grand-père qui travaillait dans une usine sidérurgique à Tarnos : Les Forges de l'Adour, que cela s'appelait. Des restes de l'usine subsistent, mais pas la tombe de mon grand-père. J'ai bien essayé de questionner Margo, la soeur de mon père, pour en savoir un peu plus sur ce grand-père. Mais, rien. Rien de spécial. Un ouvrier, comme les milliers d'autres qui travaillaient à l'usine. Un travailleur qui devait rentrer fatiguer du boulot, certainement pas préparer à des états d'âme. On perd sa vie à la gagner.

Du côté de ma mère, j'en savais plus. Mes grands-parents étaient originaire de l'Aveyron. Ils ont quitté leur région pour prendre un café à Paris, porte Saint Ouen. Mon grand-père est mort à l'âge de 33 ans, à la guerre, en 1915. Il est mort gradé ou on l'a gradé...une fois mort. Je ne sais pas. Son épouse, ma grand-mère, est devenue folle à son décès. Elle vivait avec nous. Elle n'était vraiment pas bien, ne parlait plus et faisait sur elle. Elle avait conservé un bel appétit, ce qui énervait mon père. Elle était surtout bien toléré quand arrivait le jour du versement de sa pension de veuve de militaire. Je ne m'en souviens de guère plus. Je suis allé une fois dans le Lot, voir si son nom figurait bien sur le monument aux morts : il y est bien, à sa place, sur l'ordre alphabétique Abel Jean LIARSOU, né le 14 avril 1882 à Junies (Lot), mort pour la France le 10 août 1915 à Harazee (Marne), grade sergent, Unité, 7iè régiment d'infanterie. 

     Un grand-père mort au travail et un autre mort pour la France. Rien qui mérite qu'on se retourne. Presque banal comme destin. Les pauvres n'ont pas d'histoire. Ils n'existe que "sociologiquement" comme les bancs de petits poissons qui se regroupent pour tenter d'échapper aux gros.

  La semaine passée, je l'ai passée, pour ainsi dire, à vélo. J'ai ratissé les petites routes et les chemins des environs. J'ai profité du beau temps pour m'aérer. J'en ai profité, comme on dit. J'ai aussi  trouvé un passage pour me rendre en Suisse d'Allemagne sans traverser de poste de douane. J'adore ça. J'ai dû être contrebandier dans une vie antérieure.

Ce matin à la radio, j'ai entendu que des centaines d'adultes, à l'occasion des fêtes pascales, étaient "en recherche" et en profiteront pour se faire baptiser. Le baptème des chrétiens ne me pose pas de problème, c'est le "en recherche" qui me fait sourire. Je préfère, personnellement, "être en recherche" sur un livre de Spinoza. Même si ne n'y comprends rien. J'arrête là. Les catholiques d'aujourd'hui ne sont pas dangereux pour l'humanité. Ils sont certainement en danger, particulièrement dans les pays mulsulmans.

 

Hubert Védrine

Je suis toujours un auditeur attentif de Monsieur Védrine, qui tient une chronique sur les relations internationales sur France Culture. J'ai besoin de lui pour "essayer" de comprendre quelque chose dans les relations entre Etats. 191 Etats dans le monde, qu'il dit. Je n'ai pas fait le compte, mais cela doit être vrai.

 Les media, nous balance plein d'info sur ce qu'il se passe sur la planète. On peut zapper ou on écoute, dans ce cas, nous avons besoin de beaucoup de clefs pour s'y retrouver. Védrine is my teacher !

 

<Voyage au bout de la nuit>

J'en suis à la page 101 du livre qui en compte 505. Quoi en dire ? L'écriture est un peut fatigante,un argot un peu vieilli, parfois sympa de retrouver des expressions oubliées, comme "kif kif bourricot". Une langue parlée, pas désagréable à entendre. Céline,sympathisant nazi. Certainement. Mais dans les premières cent et une pages lues, j'ai surtout lu un Céline qui avait connu les Allemands en Allemagne quand il était jeune. Il gardait de bons souvenirs de son Allemagne. La guerre contre l'Allemagne, il ne s'y retrouvait pas. Le patriotisme n'a pas de sens pour lui. Il dit bien que seuls les planqués et ceux qui profitaient de la guerre, étaient de grands patriotes...

    Les femmes sont plus qu'égratignées. Des femelles à la recherche du meilleur parti, sa mère est épargnée, mais elle n'est pas très présente dans son livre. Les autres se révèlent manipulatrices, particulièrement quand elles sont "bien roulées".

Je serai mercredi prochain à Bayreuth, en Allemagne, pour les 70 ans de mon vieux copain Dierk, qui continue ses recherches sur la civilisation, aujourd'hui disparue, du Kanem-Bornou, vous pouvez jeter un coup d'oeil sur WIKIPEDIA, vous trouverez plein de choses écrites par Dierk sur une Afrique bien oubliée parce que peu connue. Je serai de retour la semaine prochaine pour une nouvelle page du blog.


 


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