L'entreprise Goodyear et Dunlop

  Goodyear et Dunlop, une même entreprise et deux usines, qui s'appelle "Goodyear Dunlop Tyres France". On ne sait pas ou on a oublié que cet établissement connaissait des problèmes de "rentabilité" en 2007.

   L'usine Dunlop (syndicat majoritaire CFTC) a accepté la nouvelle organisation (faire des équipes de 35h en 4 jours). Aujourd'ui, l'usine tourne.

   L'usine Goodyear (syndicat majoritaire CGT) a refusé la nouvelle organisation et depuis 2007, ne parvient toujours pas à négocier avec la patronat. Avec les années la situation s'est nettement détériorée. La direction de Goodyear et d'un éventuel repreneur "Titan", ont proposé des plans de retructuration avec à la clé 402 postes perdus, puis on est arrivé à 817 et maintenant on parle de la fermeture définitive du site et de 1173 suppression d'emplois.

   Quand on voit à la télévision ces salariés de Goodyear, dans la rue ou dans leur entreprise, furieux et déterminés à se battre jusqu'au bout pour sauver leur emploi, on a tendance à leur donner raison, à mettre tous les tords du côté du patronat. Les méchants capitalistes qui se séparent de leurs salariés comme on jette des kleenex. 

   Tous ça, c'est de la poudre aux yeux. Les caméras de la télévision aiment les images. Le cadreur, la caméra sur l'épaule, ne se demande pas si les images qu'il filme vont faire pencher l'opinion côté manifestants ou côté patronat. Il se passe quelque chose et il filme. Le journaliste du 20h ou de BFM montre les images sans plus d'analyse.

   L'analyse et les commentaires, je les ai trouvé dans le Nouvel Economiste du 7 février. 

   L'article sur Goodyear portait le chapeau suivant : "Le flexibilité ou la mort. Quand le dogmatisme l'emporte sur le pragmatisme". De nos jours, on parle beaucoup de sauver nos entreprises. La semaine dernière, j'ai écrit quelques lignes sur l'état de notre industrie comparée à celle de l'Allemagne et de l'Italie. Les chiffres étaient éloquents. Il faut faire plus et différemment si on veut retrouver la compétitivité d'il y a 15 ans en arrière. Et ce n'est pas en refusant le dialogue dans les entreprises que l'on s'en sortira. Ce ne sont pas les salariés de Goodyear Dunlop qui me contrediront.

 

 

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Les femmes peuvent-elles faire du yoga ?

(une nouvelle connerie)

   Je viens d'apprendre que cette question fait débat au Caire. Les femmes ne sont pas les dernières à se poser la question. Cela ne serait pas très difficile de trouver d'autres questions surprenantes pour un occidental. Arriver à se poser ce genre de question "pose question", si vous me permettez l'expression. Le monde musulman est en train de vivre une révolution culturelle douloureuse. Et cela ne fait que commencer. Hier encore, on a reparler de ce pauvre imam de la ville de Drancy qui a défend un islam modéré qui est menacé de mort par les islamistes extrêmistes. A chaque fois c'est la même ritournelle dans les pays musulmans où il n'y a pas de place au dialogue. Tout n'est qu'une question de rapport de force. Quand on n'est pas d'accord, on dit que l'autre "n'est pas  un vrai musulman" et on veut tout de suite le tuer. Si cela continue comme ça, on va au devant de graves problèmes de civilisation. Le mécontentement risque de monter dans les pays du Maghreb. Mécontement contre les pays "chrétiens" ou occidentaux. Je ne vois toujours pas ce que l'on peut reprocher aux pays occidentaux en général. Le soutien à l'Etat d'Israël ? Ce qui n'est pas systématique. Le fait d'être chrétien ? Je ne me sens pas plus chrétien que boudhiste ou musulman...Bref. Ne pas croire en un dieu est quelque chose d'incompréhensible pour un musulman moyen. Je crains que les pays musulmans mettront encore pas mal d'années avant de réaliser qu'il est possible, et même souhaitable, de respecter les autres opinion et que le doute est indispensable à la liberté et aussi à la science.

 

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Jean Luc Godard

Qu'est-ce que je peux faire ?

Je ne sais pas quoi faire !

 

  L'envie revoir quelques images de Pierrot le Fou J'ai toujours aimé Jean Luc Godard. Je ne pourrais vous dire pourquoi. Peut-être à cause de phrases, comme celle-ci "Qu'est-ce que je peux faire ? Je ne sais pas quoi faire ? Ces mots sortis droit de l'enfance. Quel enfant se s'est pas trouvé dans cette situation d'ennui, où il attend de l'extérieur une aide pour occuper son temps.

  J'aime Godard. Je ne pourrais pas vous dire pourquoi. Je pense d'ailleurs que ce n'est pas utile ce que l'on aime.Pourquoi on aime Godard, pourquoi on aime David Lynch, pourquoi je déteste Eric Rohmer...

  Jean Luc Godard écrivait peu ses scénarios, certains acteurs ne voulaient pas tourner avec lui, à cause de ça. Il n'était pas apprécié de tous les cinéphiles aussi.  

  Moi, je trvouvais toujours ça bien. J'y voyais une oeuvre de déconstruction de la société, ne lisez pas destruction. Godard fait une oeuvre de décomposition. Comme un biologiste ou un naturaliste. Quelqu'un qui sort les mots des phrases pour mieux les voir. Moi aussi, Il n'anlyse pas, il démonte. C'est là que la magie se produit. En quelques images, quelques mots, on apprend beaucoup sur nous-mêmes et les autres. Godard est un grand amateur de mots, il en jouait comme je jouais aux osselets dans ma prime jeunesse.

 

 

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  Le prochain voyage ? C'est mon point d'interrogation du moment. Et pourquoi un nouveau départ ? Je ne m'imagine pas rester toute l'année entre mes quatre murs de Saint Louis. Je ne me sens pas rester ici, avec une vie orchestrée entre mes ordinateurs, ma télé, ma radio et mon journal. En deux ans et demi, j'ai reçu deux visites. C'était très agréable, mais c'était peu. Le téléphone est toujours silencieux. J'ai fermé mon portable. Les voisins ne sont que des ombres qui leur arrivent de dire "bonjour". Restent les caissières de supermarchés qui ne disent plus bonjour ni merci, mais systématiquement "bonne journée" ou "bonne soirée". Des robots.

  Restent les chiens qui gardent un contact visuel. Ils  me souvent avec attention quand je les croise sur le trottoir. Je me demande pourquoi...

  Les voyages ou les déménagements, parfois les deux, sont plus qu'utiles dans ce cadre,  ils sont indispensables. Grace à eux, je retrouve une partie de mes fonctions vitales, comme la parole, la marche, la curiosité, la crainte aussi, et surtout l'intérêt pour les autres.

 

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